Sensas’, les radars de feu tricolore ! À Brunoy (Essonne), ils font la preuve de leur efficacité en matière de sécurité routière. D’après Leparisien.fr, deux ans après leur installation, le bilan est surprenant.

7 fois plus d’accidents ! A Brunoy, entre un et quatre accidents étaient recensés chaque année aux abords des feux de la N6. Depuis qu’un mât surveille les conducteurs, le nombre de carambolages a décuplé : 28 en 2011, et déjà plus de 20 cette année ! Hausse également à Linas, où le maire vient de demander le démontage du radar installé sur la N20.

Feu orange trop court. « Les gens pilent pour s’arrêter, de peur d’être verbalisés », commente François Pelletant, le maire centriste de Linas sur Leparisien.fr. « Il n’y a pas de signalisation pour prévenir en amont qu’un radar est installé là. Et puis surtout, la période orange du feu est trop courte. Elle est de trois secondes seulement, car même s’ils sont installés sur la N20 et la N6, ils sont considérés en agglomération (NDLR : contre cinq secondes d’orange sur les grands axes) ».

Signalisation routière. Du côté de l’État, on assure surveiller de près ce phénomène. La préfecture de l’Essonne affirme qu’il se concentre sur les radars installés au bord des nationales. « Ces derniers mois, à Linas comme à Brunoy, nous avons mis en place une signalisation routière à l’approche du feu, explique un fonctionnaire. On examinera les résultats obtenus avec ces premières mesures. Et nous verrons si une intervention supplémentaire est nécessaire. »

Pas tous égaux devant les radars… En attendant, la tôle froissée se ramasse à la pelle. Et les motards risquent plus gros, car un automobiliste qui pile devant un feu, c’est la gamelle dans le coffre arrière assurée…

Publicité
Publicité