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Vendredi 9 février, malgré le froid (-3° tout de même), les motards de la FFMC12 rentraient en action pour deux jours de mobilisation.
Ils commencent leur marathon militant par une entrevue avec le chef de cabinet et le chargé de communication de la préfecture. Être reçus de la sorte n’est pas habituel. Il faut dire que la manifestation simultanée des agriculteurs ce même jour a plongé la capitale aveyronnaise dans un climat de crise.

Réorienter la politique de sécurité routière
Au cours des 90 minutes d’entrevue, la FFMC a pu avancer ses propositions et ses arguments : réorienter la politique de sécurité routière vers la formation et l’éducation et mettre les moyens sur les infrastructures qui, chaque année, coûtent des vies. « Si ces orientations avaient été prises depuis des années, les bilans seraient meilleurs et nous ne serions pas en préfecture pour en débattre » a indiqué la fédé qui a aussi demandé la tenue d’états généraux de la sécurité routière et un moratoire. La communication du Premier ministre a aussi été pointée du doigt.

Nouvelle déco pour la préfecture
Pendant cette entrevue, les militants s’affairaient à l’extérieur en distribuant des tracts et des autocollants « Non au 80 » dont certains ont servi à décorer la grille de la préfecture. L’opération sera bien sûr renouvelée.

Colère constructive
Même combat et même discours l’après-midi lors de l’entrevue de la FFMC avec l’attaché parlementaire du député LREM. Les motards indiquent être plus que jamais déterminés à continuer le combat et à tout mettre en œuvre pour que cela pèse sur l’opinion publique. Notre interlocuteur semblait soulagé que nous ayons des propositions et des arguments à avancer. Il s’est rendu compte que la FFMC n’était pas seulement porteuse de colère mais aussi force de propositions.

Barrages filtrants
Le lendemain, samedi 10 février, branle-bas de combat. Malgré la neige et le froid, motards et automobilistes ont répondu présents, à Rodez pour les uns, à Villefranche de Rouergue pour les autres. L’objectif de la journée est de mettre en place des barrages filtrants. Ils prennent alors la direction, en une vaste opération escargot, de la RN88 et de la D1 pour installer les barrages puis commencer à tracter. Les militants restent sur la zone jusqu’à épuisement des tracts vers 15h. L’opération est très bien accueillie par les usagers à tel point que certains font des dons pour soutenir le mouvement et souhaitent repartir avec un autocollant « commémoratif » sur leur voiture.

Bouquet final, les radars
Les militants sont ensuite partis décorer le radar sur la RN88. La plupart des radars de la zone feront l’objet d’un même traitement. Un seul y échappera du fait du comité d’accueil assuré par les forces de l’ordre. Pas grave. Les militants, satisfaits de leur journée bien remplie, retrouvent leurs quartiers pour établir le planning des actions à venir.

Emmanuel martinez, coordinateur FFMC12

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