
Dans la roue de Rossi, les huissiers
Valentino Rossi réside depuis 2000 en Grande-Bretagne. Les services des impôts de Pesaro, dans la région des Marche (centre), lui reprocheraient de ne pas avoir déclaré une part importante des revenus de ses activités en Italie, publicité et sponsoring en tête. Le fisc lui réclamerait 112 millions d’euros, soit la somme des revenus non déclarés, assaisonnée des intérêts et pénalités.
Selon l’agence Ansa, qui a présenté l’information comme « certaine », le septuple champion du monde de vitesse serait également passible d’une peine de prison.
L’Italie en émoi
La nouvelle a fait le tour des JT télévisés et de la presse écrite italienne. La Stampa le présente comme un « champion modèle qui fraude le fisc ». « Il est désagréable de découvrir que même ce jeune homme fortuné, génial dans son domaine, la personnalité la plus fraîche et anticonformiste qui soit surgie ces dernières années, se retrouve englué dans l’habituelle, vieille et insupportable fange qui rend ce pays invivable », commente La Repubblica.
Ce qui risque de devenir « l’affaire Rossi » tombe alors que le gouvernement italien se veut d’une grande fermeté envers la fraude fiscale. Début août, Romano Prodi, chef du gouvernement, appelait « tout le monde à jouer son rôle, y compris l’école et l’Eglise » pour lutter contre ce fléau, qui représenterait plus d’un milliard d’euros par an.
Grégoire Acerra (10/08/2007)