Sujet

Wannabike
le 20 mars à 10:20

Le calvaire du candidat au permis

Bonjour à tou(te)s,

J’écris ici afin de partager ma sale expérience d’apprenti motard, qui essaie désespérément d’obtenir ce fichu permis A et qui y laisse des plumes, trop à son goût. Certains diront "encore un "wannabe" qui vient se plaindre, et en plus pas dans la bonne section du forum". Et ils auront raison. Mais j’en ai gros sur la patate, et le forum Autour du motard est bien désert... Le but étant de partager au maximum, il me semble.

Tout débute lorsque fin 2013 j’achète un custom 125. Une machine pas trop chère, de ‘99 et comptant plus de 30 000 km, dans mes moyens de demandeur d’emploi. Je veux rouler différemment de tous ceux qui ont la même voiture laide et fadasse, en plastique, au diesel. Ayant le permis B je passe la formation 7 heures et y laisse environ 250 €. Première expérience en moto pour moi qui n’ai jamais eu de 50cc. Bien sûr, j’aime ça. Au fil du temps je me rends compte que le compteur est optimiste, son 90 est un 70 réel et les limites de la machine se font sentir. Pas que je veuille établir des records de vitesse - surtout du haut de mon inexpérience - mais disons qu’il y a mieux question sécurité qu’une file de voitures qui s’accumule derrière et doublent comme des sauvages dès que possible. La différence de vitesse est à mon avis plus dangereuse que la vitesse elle-même. C’est donc décidé, je passe le gros cube.

Juin 2015 : inscription. Évidemment il faut repasser le code. Ce n’est pas comme si je pratiquais la route quotidiennement depuis mon permis B de 2004... Trois mois perdus plus tard, code en poche, je m’installe enfin au guidon d’une machine. Et là c’est le drame. Sur la piste de bitume jonchée de cônes et piquets, les illusions du "permis plaisir" s’envolent vite. Quelle purge que ce plateau ! Les débuts sont extrêmement difficiles, surtout sans expérience passée, à tel point que le mono me fait faire quelques heures de circulation. Peu à peu, à force d’efforts, je parviens à avoir un niveau à peu près potable si bien que fin décembre je passe l’examen du plateau.

Ce qui devait arriver arriva : échec au lent, pied posé aux deux essais. Malheureusement je fais partie des gens à qui le stress fait perdre tous leurs moyens, et qui vont se planter même s’ils connaissent leur sujet ordinairement. D’où les interrogations suivantes :
1. c’est quoi cette épreuve à la con ? En quoi éviter absolument de poser un pied est-il gage de sécurité, de maitrise ? Pour moi, mieux vaut poser un pied que risquer la chute !
2. au prix que coûte la plaisanterie, pourquoi deux essais seulement ? Plus de vingt heures à 40 euros pièce, plus le code, plus les frais d’ "accompagnement", plus les heures sup’ pour assurer le coup : hop facile 1200 euros en moins. Tout ça pour 2 pauvres essais !?
3. en quoi l’échec à une épreuve empêche-t-il de passer le reste ? Là je pense surtout aux fiches qu’on se farcit pour rien vu qu’on ne peut même pas réciter sa leçon à l’inspecteur. D’ailleurs, en parlant de lui :
4. c’est quoi cette attitude blasée de l’IPC ? Il y a dans la vie des métiers plus difficiles que de juger des gens et de mettre des lettres en face de leur nom !

Trêve hivernale oblige, pas de reprise immédiate. Trois mois passent et en avril 2016 changement de vie et de région pour la Vendée (près de Luçon pour ceux qui connaissent), j’ai enfin trouvé un emploi ! Quelques mois passent, le temps de déménager, de m’adapter, de remplir un peu mon compte... mois pendant lesquels je passe régulièrement devant la belle piste d’entrainement d’une auto-école luçonnaise, et chaque fois je me dis qu’il faut que je me réinscrive. Ce que je fais en septembre 2016.
J’explique mon cas, les 20+ heures déjà faites, mais on me fait quand même signer pour 15 heures de plus en me disant que selon mon niveau cela pourra être revu à la baisse par le mono. Bon, pourquoi pas...

Rebelote : même punition du lent, encore et encore. J’ai vraiment le sentiment de faire le pitre et qu’il ne manque que les balles de jonglage multicolores pour parfaire le tableau. Et puis cet évitement et ce freinage d’urgence... Si ces épreuves ont le mérite de refléter – elles – des situations potentiellement réelles, là encore il y a de quoi être perplexe sur ce besoin maladif de mesurer la vitesse au km/h près. Il est notoire qu’en ville, mieux vaut passer son temps le regard rivé sur le compteur plutôt qu’autour de soi ! Des fois qu’on deviendrait un bandit roulant à 51 à l’heure... A ce niveau, cela relève de la pathologie psychiatrique administrative française.

Permettez-moi un aparté sur la piste d’entrainement : celle-ci appartient donc à l’auto-école et se situe à l’écart de la ville, à moins de 10 minutes de l’agence, pour moi sur le chemin. Au début j’imaginais me rendre directement à la piste et attendre le mono pour entamer une leçon. Mais non ! Il faut absolument passer à l’agence, attendre que le mono et les élèves précédents rentrent de la piste, prendre une moto (la piste a son propre garage... ), et y retourner une fois la leçon terminée ! Perte de temps et d’argent. Enfin pas pour tout le monde : accrochez-vous bien, l’auto-école considère les trajets piste-agence comme du temps de leçon ! Un quart d’heure décompté pour l’aller, un quart d’heure pour le retour ! Pas de petit profit !

Les semaines passent, les leçons s’enchainent. Je me farcis à nouveau les fiches après le travail. Quand je parle au mono du nombre d’heures il botte en touche et me renvoie à la secrétaire. Easy... Au guidon je maitrise les pitreries sur piste quasi sans déchet. Fin octobre nouvel examen, et la conduite prévue quelques jours plus tard. Il faut faire vite, la réforme punitive A2 se profile.
Restez accroché, il y a encore du joli. Une session d’examen se déroule de la manière suivante : une heure d’entrainement sur piste, trajet d’une quarantaine de minutes vers le centre d’examen de la Roche-sur-Yon, puis examen, enfin trajet retour. Outre les 63 euros de l’ "accompagnement", on vous comptera trois heures de leçon : l’heure d’entrainement, une heure de trajet vers le centre d’examen et une heure de retour. La cerise c’est que pendant tout ce temps, le moniteur bien au chaud dans sa voiture, tracte une remorque porte-motos !

Faut-il préciser que se farcir trois quarts d’heure de conduite crevante et dispensable, au froid, juste avant le Plateau, donc dans un moment de grand stress avant cette épreuve difficile, ne met pas exactement dans les meilleures dispositions ? Stress aidant, les mains et cuisses congelées, l’échec est au rendez-vous dès le lent. Pied posé deux fois. Pas d’évitement, pas de freinage d’urgence, pas de fiches... Tout est à refaire, une fois encore.

A ce stade je me demande si tout cela n’est pas savamment calculé, dans ce business où l’échec du candidat bénéficie plus à l’auto-école qu’un succès. Surtout quand tout est facturé à ce point, et que les épreuves sont ainsi faites. Je comprends mieux pourquoi cette auto-école possède une piste flambant neuve, pourquoi elle a une dizaine de voitures et tous ces véhicules (remorque avec son bateau, motos, scooters, MP3...), pourquoi elle a cinq agences dans toute la Vendée, et une deuxième piste à la Roche...

Je me demande aussi pourquoi il faut absolument se rendre à trois quart d’heures de route pour l’examen. Sa Seigneurie l’inspecteur ne peut-il donc bouger son cul ?

Une facture arrive au courrier, moi qui pensais être à environ 14 heures de leçon, pour eux j’en suis à quasi 19 ! Encore quelques centaines d’euros à jeter par la fenêtre. Je passe en agence pour payer et demande à la secrétaire si elle peut se renseigner auprès du mono afin de savoir si au prochain examen ma moto pourra être mise sur remorque, car je n’imprime pas les billets de banque et souhaite éviter d’arriver congelé. Celle-ci dit qu’elle me rappellera.

Là-dessus quelque temps passe, je trouve un meilleur emploi, bref je n’ai pas trop de temps à consacrer à tout ce boxon. Sauf qu’on ne me rappelle pas, évidemment. Je me rends donc à l’auto-école demander ce qu’il en est, et s’il sera possible de passer l’examen avant la réforme. La secrétaire répond pour la remorque, à propos du moniteur : "Oh ben il sait pas trop..." ; quant à l’examen c’est cuit, pas de conduite possible avant la réforme.
La bouche en cœur, elle me propose de repasser le Plateau avec la XJ6 (machine sur laquelle je travaille habituellement) puis plus tard la conduite avec une CB500. Facile de proposer ça quand on n’a jamais tenu un guidon... Je me suis cassé le trognon à m’habituer à la XJ6, et au final je vais devoir finir sur une CB500 que je ne connais pas.
Et le meilleur : sans vergogne, elle me tend un courrier pré rempli à l’attention de M. le Préfet de Vendée, disant en substance "Je soussigné [moi] demande pour raisons personnelles, le passage de mon permis A en permis A2". Pour raisons personnelles ? POUR RAISONS PERSONNELLES !?!? Devant mon incrédulité elle bafouille que c’est un courrier standard.

C’en est assez. Devant tant de pratiques écœurantes je demande à ce qu’on me rende mon dossier immédiatement.

Voilà où j’en suis maintenant. Après plus de quarante heures de leçons et des milliers d’euros perdus, je n’ai RIEN d’autre que mes yeux pour pleurer. J’ai claqué l’équivalent de deux permis, j’ai passé des heures à apprendre des fiches débiles comme un gamin apprendrait une poésie à l’école, à faire le pitre entre des cônes, et en prime je me suis fait avoir par les pratiques dégueulasses de l’auto-école, tout ça pour RIEN du tout.

La question est : et maintenant, je fais quoi ?
Y en a-t-il parmi vous qui ont été confrontés à autant de difficultés, et comment avez-vous résolu le problème ?

Merci d’avance pour votre aide.

Tous les messages
auteur
soprano01

le 21 juillet à 21:00

Le calvaire du candidat au permis

Bonsoir à tous.
Juste deux mots pour vous donnez des nouvelles au sujet de mon fameux permis A2, de mes galères au plateau.
Et bien vous savez quoi ? Ma dernière présentation au plateau remonte à un mois et demi et cela fait un mois et demi que je ne suis pas monté sur une moto et que je n’ai pas de nouvelle de ma moto école.
Quelle fumisterie ce permis où tout le monde, sauf moi, semble y trouver son compte et les motos école et l’état. Ca fait tourner l’argent, c’est bon pour le pays. Escrocs ! Ras le bol de me battre et de ramer.
Pas grave la moto va rester dans le garage et je vais continuer à rouler en Ducato (Avec un "o"). Ben non c’est pas excitant et oui ça bouffe 11l/100km de gasoil (pas bon pour nos poumons...) mais il faut bien que je me déplace.
Je ne tenterai plus rien dans ce pays.

Répondre à ce message
auteur
soprano01

le 5 juin à 13:13

Le calvaire du candidat au permis

Bonjour Eric.
Effectivement le 3 roues semble possible avec le permis B mais ce n’est quand même pas pareil. Et puis le budget n’est pas du tout le même, l’assurance et le coût de l’entretien doivent également revenir plus chers. Par ailleurs j’ai une moto quasi neuve dans le garage (2500km), révisée, carte grise faite alors tu comprends que cela m’ennuie de la bazarder aussi.
Mais bon, je vais bien trouver une solution.
Merci pour tes bons conseils.
J-F

Répondre à ce message
auteur
Anonyme

le 4 juin à 22:13

Le calvaire du candidat au permis

Bonsoir Soprano,
je comprends ton abattement, difficile de rester motivé, il y a peut-être une solution "de substitution" le trois roue genre Can Am Spyder accessible sauf erreur avec un permis auto, je pratique indifféremment le 2 et 3 roues (side) et bien les 2 procurent du plaisir et des sensations.

A+
Eric.

Répondre à ce message
auteur
soprano01

le 3 juin à 10:38

Le calvaire du candidat au permis

Ah oui, tu es un peu vieux quand même.....(o ;
J’aurai du faire comme toi. Attaquer la moto plus tôt, ne pas attendre, mais voilà, il y avait d’autres priorités et puis je ne baignais pas dans un milieu motard, donc je ne connaissais pas. Peut-être que si j’étais monté derrière motard il y a 25-30 ans j’aurais découvert ce qu’était la moto et me serais lancé. Comme quoi il faut vraiment faire découvrir le maximum de choses à ses gamins, leur ouvrir les horizons.
Quoi qu’il en soit j’irai une 5ème et dernière fois passer le plateau mais vraiment histoire de dire que je suis allé au bout du truc parce qu’il est hors de question que je repasse le code, déjà passé en Septembre. D’autant que je ne vois pas bien ce qui a pu motiver cette réglementation qui consiste à faire repasser le Code au candidat qui échoue à la conduite. Sûrement que quelque part cela doit l’aider à mieux maîtriser les épreuves du plateau....
Bon, comme il fait beau je vais aller ouvrir la porte du garage et faire tourner la XJ6, histoire de recharger la batterie et brasser un peu l’huile. Je vais me caler devant la porte, dans le transat et regarder le spectacle. C’est beau la moto.....
Bon weekend à tous.

Répondre à ce message
auteur
Patrice333

le 2 juin à 23:28

Le calvaire du candidat au permis

bah oui on ne peut qu’être d’accord avec toi...par contre tu n’as peut être pas compris, ou je me suis mal exprimé, j’ai 47 ans, et pas tout tout jeune non plus :), donc il n’est pas question d’une jeune qui parle à un vieux :)
Je me sens donc plus "conscient et proche" de ta problématique, et me dis que si je devrais m’enquiller le permis maintenant..pouah....j’aurai je crois moins de facilité que quand je l’ai passé, avec toute l’assurance de mes 19 ans...
Sans compter qu’en 89, il n’y avait pas encore un nombre d’heures obligatoires, et roulant tout les jours en 125 à l’époque (permis al !), ben je m’étais pas trop mal débrouillé, donc pas beaucoup d’heures de conduite, et permis pas très cher au final....
Quand je vois les chiffres annoncés, c’est terrible, juste pour une "autorisation" de conduite..

Accrochez vous...

Répondre à ce message
auteur
soprano01

le 2 juin à 23:13

Le calvaire du candidat au permis

Bonsoir Patrice et merci de revenir vers nous,....les vieux.
Personnellement ce n’est pas un soucis de dextérité ou de peur de l’exercice en lui même mais une appréhension par rapport à l’ensemble des épreuves, voire une attitude de rejet de l’examen lui même, car je trouve cela disproportionné par rapport à l’usage que je veux faire de ma moto c’est à dire quelques balades certains weekend, de jour, en conducteur "Modéré" comme décrit dans la fiche 4 de la "bible".
Ce qui fait mal c’est qu’à 54 ans on est plus prés de la fin de sa vie que du début (Je ne suis pas pressé de voir le bout rassurez-vous). Quand on a Tout bien fait familialement, professionnellement, socialement, parfois au prix de privations pour que les siens ne manquent de rien et que ses enfants entrent du bon pied dans la vie, se voir rejeté comme ça, ça "démonte" et ça met la haine. Je vous assure que je l’ai la haine. Ma génération a fait son adolescence avec l’arrivée du choc pétrolier, l’arrivée du sida, l’explosion du chômage, des fermetures d’usine et puis plus récemment ce que vous avez connu vous les jeunes, les salaires qui stagnent, la baisse du pouvoir d’achat, la précarité, etc...On a bien donné, bien ramassé mais peu reçu au final. Et là je ne suis même pas sûr d’avoir une retraite. J’ai bien payé mes impôts, je ne suis jamais descendu dans la rue, je me suis bien écrasé....Conclusion : J’aurai profité de quoi dans ma vie ? Quel(s) plaisir(s) aurais-je tiré de cette existence ? Je me serai bien fait avoir.
Effectivement nous les "quinqua" sommes sûrement plus matures et plus responsables. Les années nous ont marquées. J’ai fait mon service militaire en Gendarmerie, je revois ce gamin de 15 ans se vider de son sang dans le caniveau à côté de son cyclomoteur, renversé par une voiture un soir d’été. J’avais juste 5 ans de plus que lui. Cette femme femme broyée dans la carcasse de sa voiture... Mon copain d’enfance tué il y a 3 ans, percuté à moto par une voiture. Ce conducteur de scoot que j’ai retrouvé il y a deux ans, en plein été, gisant dans un fossé, pas beau à voir, car il était là depuis deux mois, en plein soleil. On va arrêter là le daballage. Pour ma part j’ai du faire un bon million de kilomètres en VL et fourgon, de jour, de nuit, par la pluie, la neige et le verglas. Alors oui nous les "vieux" nous sommes conscients des risques, savons que nous sommes périssables et que les héros qui se régénèrent on ne les trouvent que dans les jeux vidéo. Le jour ou j’aurai des doutes quant à ma capacité à rouler en sécurité ou à garantir la sécurité des autres usagers, je raccrocherai, mais on n’en est pas là, ni en VL, ni en fourgon, ni à moto.
Quand j’entends des jeunes sur le plateau qui me disent : "Moi ma moto, une fois le permis obtenu, je la débride", un autre qui va s’enquiller 2 Pastis d’affiler après une séance de plateau, à 4h00 de l’après midi (Je l’ai vu de mes yeux), ou l’autre encore d’une trentaine d’années qui passe le permis A2 alors qu’il vient tout juste de récupérer son permis auto, annulé pour alcoolémie, je me dis qu’il y a quelque chose qui m’échappe. D’autant que les trois ont eu leur permis moto au final. Il vaudrait peut-être mieux me croiser moi à moto qu’un de ces trois là. Mais bon....
Quoi qu’il en soit je me présenterai une 5ème fois au plateau en espérant que d’ici là il n’y ait pas un politique qui se décide dans un élan narcissique à laisser son nom dans l’Histoire en réformant encore (Entendez : "En compliquant") ce P.... de permis A2.
En attendant les gars faites vous plaisir sur le bitume et profitez de ces belles journées. Pensez aussi à nous, les "restes à quais" car on vous envie, croyez le bien.

Répondre à ce message
auteur
Patrice333

le 2 juin à 21:29

Le calvaire du candidat au permis

Bonsoir à tous,

pffff quand je lis vos témoignages, ça me peine vraiment pour vous. Je partage ce sentiment d’injustice, même si je n’y suis pas du tout confronté, ayant passé mon permis en 1989, à 19 ans (direct gros cube à l’époque 750 Stinger, mais j’avais la tête sur les épaules, heureusement....).

C’est terrible de se retrouver bloqué simplement par le permis, car si jeune on a peut être plus de facilité, car moins peur aussi, il faut bien l’avouer, (je me rappelle mes entraînements au plateau rapide...une folie, je balançais tellement la moto que les protège-carters frottaient de partout, le moniteur était "inquiet" et moi j’en rigolais....), et bien plus âgé on est aussi plus responsable et plus prudent, c’est une réalité, une évidence..
Et voilà justement le problème de ses épreuves...il me semble que quand on n’est plus un petit jeune, et bien ce qu’on perd en dextérité ou témérité, et bien on le gagne en sagesse et prudence, alors bon...même si on rate le plateau parce que le temps n’est pas bon...et alors ??
Oui vraiment je suis d’accord avec vous, car j’ai des amis aussi qui ont terriblement galéré sur ces épreuves "plateaux" , qui n’avaient plus 20 ans, et pour un, qui a carrément abandonné définitivement l’idée de conduire une bécane..
Triste..
Bon courage à vous vraiment

Répondre à ce message
auteur
soprano01

le 1er juin à 23:31

Le calvaire du candidat au permis

Bonsoir Eric et merci pour tes encouragements.
Du courage, je n’en ai plus, tout comme la petite dame, la 50aine aussi, qui a passé le plateau avec moi ce matin et qui elle galère depuis Avril 2016.
Effectivement il ne faut pas s’étonner que des conducteurs circulent sans permis ou assurance car j’y songe et pourtant j’étais quelqu’un de droit, pendant quinze ans mon boulot a été de faire respecter les règlements et textes de loi.
Contourner un obstacle quand celui-ci est infranchissable peut apparaître comme une solution. Je commence à comprendre le processus de certaines délinquances routières ou de quartiers qui amènent à ne plus suivre les règles.
J-F

Répondre à ce message
auteur
Anonyme

le 1er juin à 21:21

Le calvaire du candidat au permis

Quand je lis vos galères , je ne regrette pas d’avoir passé mon permis il y a 40 ans, tout était plus simple sans sombrer dans la nostalgie facile,
l’époque actuelle semble bien plus complexe et surtout prétexte à faire du fric sur notre dos et dans plein de domaines...
Qu’on ne s’étonne pas que certains inconscients circulent sans permis ni assurance, chose que je ne cautionne évidemment pas !

Bon courage et bonne chance à vous les gars.
Eric.

Répondre à ce message
auteur
soprano01

le 1er juin à 20:13

Le calvaire du candidat au permis

Bonjour.
J’en suis au même point que toi.
J’ai 54 ans et après avoir bien donné de ma personne pendant 35 ans, je souhaitais me faire plaisir en passant le permis moto et profiter un peu des quelques bonnes années qu’il me reste. L’objectif était de faire quelques balades le week-end autour de chez moi, histoire de sortir de l’emprise du boulot qui m’accapare 6 voire 7 jours par semaine (Je suis en auto-entreprise et ne dégage pas un SMIC en salaire depuis 6 mois à présent). Je me doutais que cela ne serait pas simple mais j’étais confiant, je l’ai toujours été, mais là je tombe de haut.
J’ai commencé le code en Septembre dernier et ce matin, pour la 4ème fois, j’ai loupé le plateau. Oh je n’étais pas le seul. sur 6 candidats de 2 moto-écoles, 1 seul à eu son plateau. Taux de réussite : 16,67 %. Ca m’interpelle.
Erreurs de parcours du au stress, calage, cônes renversés.... j’ai tout fait les fois précédentes et là, c’est l’évitement qui a posé problème, et pourtant j’avais bien pris mes "médoc" pour me déstresser, ben oui on en est là...
La plaisanterie me coûte jusqu’à ce jour 1800€00 et j’en ai vraiment marre.
Je me demande moi aussi à quoi tout cela rime au final. Slalomer à 4km/h entre des cônes et des portiques, je ne vois pas bien l’intérêt.
Si c’est pour m’apprendre à naviguer entre les voitures dans les bouchons, ce n’est pas un service à me rendre. Si c’est pour ne pas poser le pied à terre en arrivant à un céder le passage, je sais faire, pas besoin de ça.
L’utilité de l’évitement m’échappe aussi. Entre se préparer physiquement et psychologiquement à faire un évitement sur un plateau à un moment bien déterminer et le faire en circulation par réflexe, il y a un monde. Par ailleurs, même en maîtrisant cette manoeuvre, je ne suis pas certain que beaucoup sauraient la refaire 6 mois ou un an après. Ce serait intéressant de faire l’expérience d’ailleurs.
Au pays de la Liberté on peut tout entreprendre sauf que tout est fait pour pour vous en dissuader ou vous permettre de réussir. Nous sommes arrivés à un degré de complexité tel, et en tout domaine, qu’il vaut mieux s’abstenir. Créer votre entreprise, n’y pensez pas. Etudier la médecine en France, non, allez en Roumanie et revenez en France ensuite, ce sera plus simple. Vous voulez être kiné, filez étudier en Belgique et une fois le diplôme obtenu revenez au pays. On peut tout faire en France, dans l’absolu, mais préparer vous à en baver et à cracher au bassinet.
On pourra nous dire que ce permis à A2 tel qu’il est actuellement est fait pour réduire le nombre de morts sur les routes et brandir la pancarte "C’est pour votre sécurité" (Elle marche à tous les coups celle-ci. Dés qu’on évoque le mot sécurité ça fait taire tout le monde) on ne m’enlèvera pas de l’idée que le but inavoué est de ne pas mettre davantage de motards sur nos routes et faire tourner l’argent pour permettre à l’Etat de collecter de la TVA au passage. Le service à la personne, la formation et la sécurité c’est le fond de commerce du pays qui ne produit plus rien.
Il me reste une possibilité de passer le plateau parce qu’après j’arrête les frais ; Déjà que le budget vacances y est passé, pas la peine de se mettre dans le rouge. Je vais donc y aller sans conviction, je n’y crois plus et Si c’est encore raté et bien je revendrai la moto que j’avais pu m’acheter et je repartirai au "taf". Comme tous les déçus et frustrés j’en garderai une grande amertume et de la rancoeur. On profite décidément peu dans ce pays.
Je finirai par un petit message à mon fils.
Mon gamin, toi qui voudrais passer le permis moto, un conseil : Attends la fin de tes études, vas t’installer ailleurs comme tu l’envisages et passes ton permis au delà de l’hexagone. Tu y gagneras en temps, en facilités et en économies.
Salut à tous et bon courage.

Répondre à ce message
Publicité