Le préfet Jean-Jacques Debacq, directeur de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai), a démissionné, d’après Leparisien.fr, qui reprend une annonce du porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henri Brandet. Il était accusé par Mediapart.fr d’avoir fait régler des contraventions par le Trésor Public.

Âgé de 60 ans, « Monsieur Radars » a « présenté sa démission au ministre » Manuel Valls, « qui l’a acceptée », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet, le 8 octobre.

Selon Mediapart.fr, le haut fonctionnaire aurait fait payer par son administration les contraventions routières du dimanche dont son véhicule de fonction, une Peugeot 508, faisait l’objet. Il serait parvenu à échapper au retrait de points sur son permis de conduire que les infractions auraient dû entraîner. Le préfet serait concerné par « une douzaine de contraventions » attachées à son véhicule de fonction, « soit près de 700 euros », qui auraient été réglées par mandats administratifs.

Une enquête interne a suivi, et le préfet a présenté sa démission. Un dénouement attendu, dans une affaire qui contribuait à ternir, s’il en était encore besoin, l’image d’une administration déjà mal aimée des Français, à la veille du 10e anniversaire de l’installation des radars automatiques.

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