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Reportage

Le 70e rallye de l’Ain entre dans l’Histoire

Reportage sur le Rallye routier le plus ancien de France : Le rallye routier de l’Ain, organisé par l’Union motocycliste de l’Ain, a fêté son 70e anniversaire le 7 mai 2006.

Le 70e rallye de l'Ain entre dans l'Histoire

Organisé pour la 70e fois les 6 et 7 mai 2006, le rallye de l’Ain inscrit cette année son nom dans l’Histoire en devenant le plus ancien rallye routier de France.
 Le 70e rallye de l’Ain (01), qui se déroule autour du village de Poncin, n’a pas failli à sa réputation.
 Des routes de campagne piégeuses à souhait, des concurrents motivés pour en découdre dans des paysages verdoyants.
 La pluie s’y est même invitée !

 L’Union motocyclisme de l’Ain (UMA) a offert à son rallye l’occasion de rentrer dans l’Histoire. Fondée il y a près d’un siècle ( !), l’UMA assure depuis 1910 la tenue d’une épreuve motocycliste dans ce département de la région Rhône-Alpes.

 Interrompue lors des deux grandes guerres, l’épreuve est programmée une année sur deux depuis 2000, date à laquelle l’union a entrepris l’organisation d’une épreuve d’enduro, pour offrir aux « terreux » une épreuve digne de la réputation du club.
 L’UMA projette même d’organiser une épreuve tout-terrain de 24 heures. Aujourd’hui, on est loin des pistes en bois originelles où se côtoyaient vélos et motos.

Suite de l'article >>>

EN IMAGES

Consultez aussi :

 Le blog de Yaume sur l’épreuve 2008 du rallye de l’Ain
 Débuter en compétition

Quel Avenir pour les rallyes routiers ?
 Bien que les organisateurs sont obligés de refuser des pilotes pourtant prêts à s’engager dans le Championnat de France des rallyes routiers, la discipline est en sursis. C’est ce que constate Alain Jouve, délégué FFM sur ce 70e rallye de l’Ain. « Les clubs sont responsables des parcours qu’ils doivent faire homologuer par les préfectures, toujours plus exigeantes en terme de sécurité et d’environnement.
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Rallye de l’Ain : toutes phylosophies
Une italienne, une anglaise, une japonaise...

Sans compter que pour assurer un bon encadrement, il faut mobiliser un minimum de 50 personnes préalablement formées. De sacrées contraintes pour les petits clubs. Résultat, le championnat est réduit à sa plus simple expression. Seulement quatre épreuves sont au programme cette année (les rallyes de la Sarthe-72, de l’Ain-01, du Dourdou-12 et celui des Baous-06). Je lance d‘ailleurs ici un appel pour la saison 2007. »

La majeure partie d’un rallye routier se déroule sur route ouverte à la circulation. C’est également le cas des reconnaissances. En véritable course de régularité, le règlement impose aux concurrents de respecter une vitesse moyenne de 60 km/h, et bien entendu un scrupuleux respect du code de la route.

Cela n’a pas empêché les forces de l’ordre de sortir leur panoplie d’ustensiles répressifs, allant même jusqu’à faire subir des tests d’alcoolémie à certains concurrents. Un comble ! On imagine mal un pilote sous l’emprise de l’alcool réaliser un temps scratch, où se prendre des dizaines de secondes de pénalités en arrivant au contrôle de passage trop tôt, pour le plaisir de mettre du gros gaz... A quand les contrôles radars en Moto GP ?

Pascal Percie du Sert

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Événements - Sport bitume

Pour son 70e anniversaire, l’UMA a offert à ce grand père des rallyes routiers un parcours de plus de 400 kms, jonché de nids de poules et autres changements d’adhérence, le tout séparé en deux étapes : une de jour, l’autre de nuit.

 Pour Gerard Pellier, membre de l’UMA depuis 25 ans, le rallye n’a pas changé. « Même si les machines engagées sont plus performantes et tiennent mieux le pavé, les routes n’ont pas évolué. Elles sont toujours aussi tortueuses et semées d’embûches. Un mono peut tenir la dragée haute à une sportive bien plus récente, c’est ce qui fait le charme de notre discipline. Tout le monde peut venir courir, et ce avec sa machine de tous les jours », conclut-il avec un sourire.

Un avis toutefois nuancé par Jean-Pierre Pélissou venu de Montpellier prendre le départ pour la 15e année consécutive au guidon d’un 500 CB : « L’ambiance autour de la course est toujours aussi bonne, on retrouve les anciens. Mais le rallye est un peu victime de son succès. L’arrivée des pilotes professionnels, ayant des obligations de résultats, et la mort annoncée des reconnaissances ont fait perdre un peu de charme à l’épreuve. Heureusement que la pluie vient mettre du piquant. »

Malgré le déluge qu’ont connu certains concurrents dès l’après-midi, les 150 participants sont heureux d’avoir pu participer à cette épreuve historique. Au matin, Samuel Gache, pilote du side-car n°17 propulsé par un quatre pattes de 1200 Bandit, raconte ses péripéties nocturnes. « Il a flotté une bonne partie de la nuit, et on a eu des problèmes de boîtier CDI. Vers la fin, on tournait sur deux cylindres ! Ca ne nous a pas empêché de finir 2e de la catégorie. Et il parait qu’en 1985, ils l’ont fait sous la neige ! Alors la pluie... »

L’unique scooter engagé fait sensation !

Perché sur la selle de son Gilera Nexus 500 rouge vif, Emmanuel Arbant témoigne du même enthousiasme que ses collègues en moto. Loin de craindre les railleries, ce pilote de Bourg-en-Bresse (01) prend un malin plaisir à enchaîner les virages au guidon de son scoot’ de tous les jours.

« Je viens ici depuis 1993 », raconte ce pilote régional. « Ce rallye, je l’ai déjà fait avec plusieurs motos. Cette année, j’avais envie d’originalité. » Avant de s’élancer dans la spéciale de Bolozon, bien connue des concurrents depuis qu’elle fait partie du circuit du Moto Tour, Emmanuel juge son choix plutôt judicieux. « C’est sûr qu’en montée, on plafonne a 110 », déplore-t-il avant que Mickael Pierrat sur une Yamaha 125 deux-temps ne lui avoue : « Je fais pas mieux... »

« Pour garder de la vitesse en courbe, c’est assez compliqué. Avec l’embrayage centrifuge, dès que tu coupes, le moteur se met au ralenti, il a du mal à reprendre des tours. Du coup, il faut garder toujours un filet de gaz. Mais sinon, c’est un régal. Surtout dans les parcours rapides. »

Et si c’était à refaire ? « Sans problème ! L’essentiel, c’est de s’amuser. Et croyez-moi, le plaisir est au rendez vous. »

Pascal Percie du Sert, correspondant 69.

 - 18/05/2006

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