Un décret, publié par le ministère de l’Intérieur, encadre (enfin !) le transport de personnes à deux ou trois roues. Une façon de reconnaître la profession en tant que telle. Le décret fixe donc quelques limites :

- Il interdit aux chauffeurs d’exercer leur profession s’ils ont perdu 6 points de leur permis en une fois, s’ils ont déjà été pris en train de rouler sans permis ou été condamnés pénalement.

- Il n’y aura pas d’examen spécial, comme on le connaît pour les taxis traditionnels (à 4 roues), mais le chauffeur devra accompagner sa possession du permis A d’un certificat d’aptitude physique.

- Concernant les véhicules, les motos servant au transport de personne devront avoir une ancienneté de moins de 4 ans et faire l’objet d’un attestation annuelle d’entretien. Elle devront également porter une signalétique spécifique.

- Sont exclues également les personnes condamnées « par une juridiction française ou étrangère à une peine criminelle ou à une peine correctionnelle d’au moins six mois d’emprisonnement pour vol, escroquerie, abus de confiance, atteinte volontaire à l’intégrité de la personne, agression sexuelle ou infraction à la législation sur les stupéfiants ».

Dans la profession, certains se réjouissent de la nouvelle. Notamment sur le blog de moto-taxi qui titre : Décret moto taxi paru = profession reconnue ! Le professionnel se félicite de l’avancée de ce décret : « Après plus de 8 années d’existence de la profession, ce décret vient récompenser le travail réalisé par tant d’acteurs qui ont contribué à l’expansion de cette nouvelle activité, en reconnaissant légalement cette profession. »

D’autres moto-taxis y voient des contraintes rendant l’accès à cette profession plus coûteux… nous reviendrons sur la question dans quelques jours.

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