Dimanche 8 octobre, le Géoparc de Saint-Dié-des-Vosges ouvrait les portes de son circuit aux motards. Au programme : sensibilisation à la sécurité routière et apprentissage de la conduite sur piste. Un succès.
Le dimanche 8 octobre 2006 est à marquer d’une pierre blanche. L’AMDM (Assurance mutuelle des motards) avait demandé d’ouvrir des circuits aux motards, pour qu’ils puissent s’y « défouler », afin d’enrayer l’hécatombe sur les routes. Le Géoparc de Saint-Dié-des-Vosges a accueilli 30 d’entre eux pour une journée essentiellement dédiée à la prévention. L’inititiation au pilotage a aussi fait le bonheur des participants. L’événement était orchestré par la FFMC 88, épaulée de l’AMDM et de la préfecture.
Bonjour, le principe doit être vraiment sympa ; apprendre certains trucs de pistards avec en plus quelques notions de sécurité, c’est tout bon ! Maintenant, le pourquoi officiel me laisse un tantinet perplexe ; pour que les motards se défoulent en toute sécurité et soient plus calmes après sur la (...)
Le département des Vosges dispose depuis peu d’une structure dédiée aux sports mécaniques. La FFMC 88 a décidé d’y organiser une journée consacrée avant tout à la sécurité routière. Cela n’a pas été sans mal, car il a fallu convaincre les dirigeants de la structure Géoparc de trouver une date pour organiser cette journée. Dans le cadre du Plan départemental d’Action et de Sécurité Routière, la préfecture a décidé d’aider l’antenne départementale de la FFMC à mener à bien son initiative. À la grande satisfaction des participants, qui n’auront déboursé que la modique somme de 40€. La seule déception de la journée aura été le nombre de participants : 72 motos pouvaient être accueillies, 30 étaient présentes.

Des pilotes comme formateurs
Lorsque la FFMC 88 a parlé de cette initiative à Thierry DILLER, vice-président de l’AMDM (Assurance mutuelle des motards) et adhérent à la fédé locale, il n’a pas fallu longtemps pour le convaincre de venir encadrer ces deux demi-journées. S’y sont joints quatre autres pilotes locaux.
Route et piste : une technique différente
Ainsi, dès le matin, un premier groupe d’une dizaine de motards étaient pris en charge pour quatre heures. Le but était de montrer à ces derniers les différences de roulage entre la piste et les voies ouvertes à la circulation. Une première question de Thierry met déjà les pilotes d’un jour en difficulté : beaucoup ne connaissent pas la pression de leurs pneumatiques. Quant à leur température, elle est aussi très importante pour la sécurité de chaque conducteur.

Après un tour de chauffe, il est temps pour les instructeurs d’inculquer les techniques d’évitements et de slaloms. Bien hésitants au début, tous les élèves se prêtent, de bonne grâce, plusieurs fois à l’exercice en essayant de corriger les défauts qui leur sont signalés. « Travaille tes repères (ici les cônes disposés sur la piste, NDA), bloque les bras tendus au guidon et place ton regard loin devant toi lors d’un freinage de précision », s’écrie un encadrant !

Un peu plus tard, et à l’arrêt d’abord, les inscrits à la « conduite en milieu sécurisé » (une piste, quoi !) suivent attentivement les conseils de Charles Diller - le fils de Thierry - pour déhancher dans les virages. Il prévient, bien sûr, qu’il ne faut pas mettre en application cette méthode sur route ouverte, eu égard au risque d’accident qui peut en découler.
Un stage très positif car les motards ont déjà l’expérience de la route, contrairement à ce qui se passe lorsqu’ils apprennent à conduire en moto-école.
Apprendre en arsouillant
Enfin c’est parti pour plusieurs sessions de vingt minutes à essayer de mettre en pratique, chacun à son rythme, tout ce qui leur a été appris quelques instants plus tôt. Les courbes s’enchaînent, le déhanché n’est pas parfait, mais, au fil des tours, les méthodes s’affinent, les candidats prennent de l’assurance et leur position est de plus en plus précise sur leur moto.

À la fin de cette demi-journée, tous les apprentis sont unanimes pour dire leur joie d’avoir appris beaucoup. Ils jugent ce perfectionnement très utile pour mieux anticiper les dangers sur la route. « Et puis avoir des encadrants pour nous initier aux rudiments de la conduite sur circuit, c’est vraiment le top », s’écrient-ils en chœur !
Vivement la prochaine !
Au fait c’est quand la prochaine séance ? Probablement dès le printemps 2007 où la FFMC 88 y proposera plusieurs journées cette fois. En espérant un nombre plus important de motards inscrits. Si cela peut éviter que certains ne prennent les cols vosgiens pour un défouloir au péril de leur vie, c’est toujours cela de gagné pour la sécurité sur route ouverte.
Philippe Vincent, correspondant 88
Commandez en ligne le dossier : "Les 30 circuits motos à ouvrir d’urgence" paru dans Moto Magazine
Soutenez la FFMC en portant ses couleurs
- 14/10/2006
La Fédération française de motocyclisme (FFM) a reçu de l’État une délégation de service public pour reprendre la gestion du circuit Carole (Seine-Saint-Denis) à partir du 1er janvier 2012. La Fédération française des motards en colère (FFMC) sera son partenaire pour assumer la vocation sociale du circuit.
Le circuit Carole (Seine-Saint-Denis) va pouvoir bénéficier d’un coup de jeune. La subvention accordée par la région Ile-de-France a été votée le jeudi 20 octobre 2011. Une belle victoire pour la FFMC et la FFM. Sans leur intervention, le circuit serait fermé aujourd’hui.
Un avenir optimiste se dessine enfin pour le circuit Carole. François Asensi, député-maire de Tremblay-en-France (93), a annoncé le 20 janvier qu’il acceptait le déménagement du circuit à l’intérieur de sa commune. Jacques Bolle, président de la FFM, accueille la nouvelle avec satisfaction. Présent au côté de la FFMC, il se bat pour sauvegarder le circuit francilien. Entretien.
La région Ile-de-France va investir 1 million d’euros pour effectuer les travaux de première urgence sur le Circuit Carole (93). C’est Jean-Paul Huchon, le président de la Région IDF, qui l’a annoncé mardi 19 janvier, lors d’une rencontre avec les représentants des Motards en Colère.
60 motards ont roulé sur le circuit du Castellet avec l’assurance mutuelle des motards, le 10 octobre, pour seulement 25 euros. Un après-midi inscrit à jamais dans leur casque…