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Manif moto-taxis 21 mars : toujours mobilisés Manif moto-taxis 21 mars : moto saisie Manif moto-taxis 21 mars : verbalisations Manif Moto-taxis 21 mars : motards syndiqués

Le 21 mars, rendez-vous était donné place de la Bastille, à Paris. Après un long stationnement durant lequel les chauffeurs en ont profité pour interpeller les passants et automobilistes, le cortège a pris ensuite la direction de la gare de Lyon.

Lourdes amendes

Selon les textes, seuls les taxis (ceux à quatre roues) sont autorisés à attendre la clientèle sur la voie publique. Et la sanction peut être dissuasive pour les contrevenants, allant jusqu’à un an de prison, 15.000 euros d’amende, cinq ans de suspension du permis de conduire, et immobilisation – voire confiscation de l’outil de travail. « Il existe aucun emplacement pour que l’on puisse charger la clientèle, fustige Daniel Charléry, secrétaire général de la section moto-taxi de l’Unsa. On demande des amendements sur le texte et un délais supplémentaire pour une mise en conformité. »

Travailler dignement

Le syndicaliste estime que près de 150 d’entre-eux se retrouveront dans l’impossibilité d’exercer leur métier, à partir du 1er avril, si rien est fait. « Beaucoup se sont déjà endettés pour s’acheter une moto d’occasion, ce sont des machines qui comptent cher, près de 30.000 euros, explique Daniel Charléry. On demande de pouvoir exercer dignement notre métier et pas nous retrouver clandestins du jour au lendemain. »

Moto-taxis verbalisés

Selon les manifestants, il n’y a pas de concurrence avec les taxis : les courses ne sont pas au même et les motos taxis s’adressent à une clientèle spécifique, qui n’a pas envie ou le temps de rester bloqué dans les embouteillages. « Le client doit pouvoir choisir le mode de déplacement qu’il veut, poursuit le représentant des moto-taxis. Ce n’est pas normal d’être verbalisé simplement parce que l’on vient récupérer un client, comme cela m’est arrivé dernièrement gare de Lyon. »

Cette histoire n’est pas la seule. Hedi, lui, s’est vu saisir sa moto en février 2011. Stationné à la gare de Lyon, un client pressé lui a demandé de le déposer à son rendez-vous. Aussitôt chargé sur la moto, les policiers ont arrêté Hedi. La raison invoquée est « transport de personnes sans réservation ». Il est passé devant le tribunal depuis et a été relaxé, mais le procureur a fait appel. L’affaire n’est pas terminée mais Hedi va être dans l’obligation de déposer le bilan, croulant sous les dettes.

Les conducteurs de moto-taxis ne demandent pas de pouvoir prendre des clients sur la voie public, mais simplement de disposer d’emplacements dans les aéroports et devant les gares, comme c’est le cas pour les taxis.

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