La manifestation parisienne, ce dimanche 11 septembre 2011, avec celle de Lille clôturait le week-end de mobilisation de la FFMC à travers la France. Elle a rassemblé près de 3.000 manifestants d’après les organisateurs. Malgré un climat fortement défavorable…
3.000 courageux motards, accompagnés d’une dizaine d’automobilistes mieux protégés sous le déluge parisien… La pluie drue n’a pas empêché les manifestants, qui ont traversé Paris du château de Vincennes (94) à la place de la Concorde (Paris 8e) en passant par Bastille et République (12e et 11e), de rappeler au gouvernement qu’il ne veut ni des gilets jaunes, ni des plaques d’immatriculation format A4.
Les motards préféreraient des dépenses destinées à adapter les infrastructures routières à tous les usagers, plutôt qu’à acquérir des radars « démagogiques » destinés à rattraper l’erreur politique du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant…
N’empêche que petits joueurs à Paris, quand on voit que Lille a rassemblé 5000 motards. Jean-Marc remerciait les 4 pôvres voitures avec nous. A la prochaine manif, il pourra remercier les motards qui se fichent éperdument de nos actions. D’ailleurs, sont-ce des motards ? ou juste des utilisateurs de 2 (...)
« Nous ne sommes toujours pas entendus par les pouvoirs publics, malgré une mobilisation conséquente le 18 juin dernier », déplorait Jean-Marc Belotti, coordinateur de la FFMC Paris-Petite Couronne (PPC). « Le gouvernement a pourtant entendu la menace, puisqu’il a remplacé Madame Merli par Monsieur Névache au poste de délégué interministériel de Sécurité Routière. »
Mais la FFMC dénonce là une manière de faire payer un sous-fifre : « Jean-Luc Nevache, nouveau DISR , que nous avons rencontré le 2 septembre, semble désireux de sortir de la situation de blocage, mais sa marge de manœuvre est restreinte », souligne le bureau national de la Fédé, qui pointe du doigt le problème…
« Depuis que la Sécurité routière est passée au ministère de l’Intérieur, place à la communication et à la mise en scène… en attendant de "bons" chiffres pour les élections présidentielles de 2012 ?, s’interroge la FFMC. Le nombre de tués sur les routes est pourtant à la baisse depuis 40 ans et les chiffres n’ont jamais été autant en amélioration que ceux de 2010, en particulier celui des tués en 2RM : -20.7%. »
« La FFMC n’a pas vocation à pousser ses militants dans les rues tous les trimestres, et pourtant, malgré deux années de discussions constructives avec les pouvoirs publics, elle a dû s’y résoudre déjà à trois reprises au cours de l’année 2011 », constatent les Motards en Colère.
Ils recommenceront si le gouvernement ne daigne pas prendre la sécurité des motards à bras le corps. Et s’il continue à plancher sur des mesures absurdes, telles l’obligation de porter un dispositif rétro-réfléchissant sur son équipement moto, et de mettre une plaque format A4 sur sa moto.
Nicolas Grumel - 11/09/2011
À Troyes, dans l’Aube, ce sont 750 motards venus sur 600 motos qui ont répondu à l’appel de la FFMC 10, ce samedi 24 mars 2012, pour réclamer une autre politique de sécurité routière.
À Nevers, samedi 24 mars 2012, ce sont près de 1500 motards qui ont manifesté à l’appel de la FFMC 58. Le lendemain, une centaine d’entre eux se dirigeaient vers la capitale pour faire partie des 15.000 manifestants de la mobilisation parisienne.
Entre Bayonne le matin et Pau l’après-midi, ce quelque 1400 motards venus de sept départements (31, 32, 40, 47, 64, 65, 82) qui ont manifesté dans les Pyrénées-Atlantiques, le samedi 24 mars, à l’appel de la FFMC.
Grande première dans le Puy-de Dôme, la FFMC 63 a rompu avec le traditionnel défilé en en centre-ville de Clermont-Ferrand, à la demande des motards qui désiraient mener une action plus originale et percutante.
Entre Brest et Quimper, ce sont 2500 casques que la FFMC 29 a dénombrés lors de la manifestation préélectorale organisée le samedi 24 mars 2012. Comme partout ce week-end-là, les motards demandaient une autre politique de sécurité routière.