En 1979, le boycott de la vignette moto voulue par le gouvernement Giscard d’Estaing soudait les motards en colère, qui créaient la FFMC.

37 ans plus tard, la FFMC appelle à boycotter la vignette Crit’air, ou plutôt les vignettes Crit’air de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement (au nombre de six). « L’appel est lancé aux usagers en deux-roues motorisés, aux automobilistes, à nos adhérents, à nos sympathisants et plus généralement à tous les usagers de la route lassés d’être traités comme les boucs émissaires des gabegies de nos dirigeants gouvernementaux pas du tout responsables », clame la FFMC, qui explique ses motivations sur son site internet.

Le 2RM contribue au désengorgement des agglomérations
« En appelant à refuser d’acheter et d’arborer cette vignette qui ne résoudra pas les problèmes de pollution, les Motards en colère refusent de se soumettre à cette nouvelle restriction, et ce d’autant plus que l’usage des 2RM, parmi lesquels très peu fonctionnent au gasoil, contribue au désengorgement du trafic routier dans les agglomérations, et qu’ils améliorent la fluidité.

Les deux-roues motorisés sont une solution pour peu de pollution ! »

Ségolène Royal : de 1981 à 2017
Clin d’œil du destin : Ségolène Royal se retrouve à nouveau confrontée aux motards. Au début des années 80, celle qui était conseillère de François Mitterrand avait reçu la toute jeune FFMC pour écouter ses doléances sur la vignette moto. Cette taxe fiscale n’avait pas vu le jour, sans doute en partie grâce à elle.

En 2017, Ségolène Royal ministre de l’Environnement impose aux conducteurs de 2-roues une vignette qu’elle dit écologique, omettant les différences pourtant flagrantes entre deux catégories de véhicules dissemblables, autos et motos. Saura-t-elle se souvenir de ce qu’elle avait glissé à l’oreille du Président en 1981, et rappeler à son équipe d’extraire les 2RM du dispositif Crit’air ? Rien n’est hélas moins sûr.

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