Depuis sa prise de fonction, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie en charge des Transports est optimiste quant à la sinistralité routière. Jusqu’à sous-entendre dans un communiqué de presse, en juin, qu’il était possible de parvenir à zéro mort, zéro blessé. Carrément. Les experts, ces pessimistes, pensaient eux que la France avait atteint un seuil. Ils avaient tort : sur les sept premiers mois de 2008, 2.348 décès ont été enregistrés en métropole, contre 2.619 sur la même période de 2007. Une baisse de 10,3 %.
« On était convaincu que si rien de nouveau n’était fait - et cela a été le cas en 2008 -, les statistiques n’évolueraient pas de manière significative cette année », souligne le professeur Claude Got, spécialiste de santé publique et fondateur de l’APIVIR (Association pour l’interdiction des véhicules inutilement rapides).
La diminution si « inattendue » du nombre de victimes ne s’expliquerait donc pas par les mesures gouvernementales. C’est la hausse du prix des carburants qui serait à l’origine de la baisse : les Français rouleraient moins vite et parcourraient moins de kilomètres. Donc passeraient moins souvent à la pompe.
Une hypothèse qui paraît logique et que tend à confirmer le constat de l’Union française des industries pétrolières (UFIP) : fin juillet, elle signalait une « chute énorme », de 10 %, de la demande en carburants en juin 2008 comparé à juin 2007. En revanche, sauf à ne plus emprunter les routes, n’en déplaise à M Borloo, parvenir à une sinistralité zéro paraît plutôt improbable…
(source LeMonde.fr)
G.A. (12/08/2008)
Il me semblait pourtant que le nombre de morts ne pouvait ètre connu qu’après un délai d’un mois selon une norme européenne et nous sommes le 13 aout pour les chiffres de juillet .... ?!? Est ce que par hasard (et comme d’habitude)la DSCR ne chercherait pas à justifier le tout répressif avec des (...)