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Pratique

Emmener son enfant à moto

Une moto peut accueillir un enfant en passager, mais tout dépend de sa taille. Et le conducteur doit aussi prendre certaines précautions avant et pendant le transport. Prudence  !


Emmener son enfant à moto

LA BONNE TAILLE Comme le disait Coluche  : «  La bonne taille pour les jambes, c’est quand les deux pieds touchent par terre  !  ».
 Ce dicton non dénué de bon sens est tout à fait applicable à l’enfant passager d’une moto.

 L’idéal pour l’embarquer à l’arrière de la selle est qu’il ait les jambes assez longues pour s’appuyer sur les repose-pieds.

 La précaution élémentaire est de s’assurer que ses pieds ne puissent être entraînés entre les parties fixes et les parties mobiles de la machine (roue, disque de frein, couronne…).

LE MAUVAIS PLAN Bien que le Code de la route prévoie le transport des enfants de moins de cinq ans moyennant «  l’utilisation d’un siège conçu à cet effet et muni d’un système de retenue  », nous ne saurions conseiller ce type d’équipement.



Commentez l'article (4 Commentaires)

Effectivement si les pieds sont sur les repose-pieds c’est mieux, moi j’ai ajouté (en sus d’un intégral de bonne facture - plutôt cher) un blouson moto avec renfort et dorsale et une paire de gants itou... mais, l’essentiel de la sécurité c’est moi qui la produit (...)

à retenir…

 • Attendre que l’enfant puisse atteindre les repose-pieds sans tendre exagérément les jambes.
 • Privilégier le casque intégral et faire attention au poids supporté par le cou de l’enfant.
 • Adapter le rythme, réduire la distance et multiplier les arrêts.

En effet, l’enfant ne peut gérer son équilibre faute d’appuis sur les jambes. En outre, il se trouve très vulnérable en cas de chute car il est pratiquement solidaire de la moto (même s’il n’y est pas sanglé). Sans parler des contraintes physiologiques (voir «  le casque  »).

LA BONNE DOSE Pour éviter de dégoûter le chérubin dès la première sortie, il s’agit de bien adapter la durée du trajet (pas plus de 50 km la première fois et pas d’une seule traite) et de penser à effectuer des pauses fréquentes.
 Ne pas oublier qu’il est totalement coupé du monde et penser à convenir d’un «  code d’urgence  » pour qu’il puisse solliciter un arrêt. Bien sûr, ne surtout pas insister ni persévérer s’il n’apprécie pas l’exercice, au risque d’engendrer une véritable phobie (bruit, vent, vitesse…).

LE CASQUE C’est l’une des limites principales au transport d’un enfant passager. Car si les modèles foisonnent dans les catalogues des fabricants, on ne trouve malheureusement que relativement peu d’intégraux. Pour éviter le type «  jet  » qui ne garantit qu’une protection relative, il est alors possible de se tourner vers les modèles tout-terrain.
 Ces derniers sont en effet souvent mieux adaptés à la morphologie de nos chères têtes blondes. Enfin, tenir compte du poids afin d’éviter les contraintes trop fortes sur les vertèbres cervicales de l’enfant.
 En règle générale, celles-ci ne doivent pas supporter une contrainte supérieure à 1/25e du poids du petit. Donc, pour un casque de 1 kg (en moyenne), il faut que le marmot pèse au moins 25 kg (ce qui correspond à un enfant de 8 ans minimum).

LES BONNES MANIÈRES Combien de bambins arrivent à l’école assis à califourchon sur le réservoir, sans casque et parfois à plusieurs  ?
 Et combien de parents s’affranchissent du port du casque (et de tout équipement de sécurité) pour parcourir les quelques centaines de mètres qui les séparent de l’école  ?  ! N’oublions pas que pour l’enfant plus que tout autre, l’exemple vient d’en haut…

Jeff Copin - 15/01/2008

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