Essai
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Si le marché des petites sportives n’est que peu développé chez nous (un peu plus de 600 Ninja 250 vendues en 4 ans), on ne peut que se féliciter de la volonté de Kawa de faire évoluer cette moto et de la proposer sur un marché qui commence à compter ses sous.

Qualité
Il faut dire que cette 300 possède de solides arguments, à commencer par sa nouvelle ligne inspirée par la grande sœur ZX-10R et une finition de bon aloi. C’est propre, bien monté, et ça donne envie de rouler.

Bonne surprise, malgré un style très « sport », la position de conduite se rapproche de celle d’un roadster grâce à des bracelets montés bien au-dessus du té supérieur. En ville, la Ninja se faufile avec l’aisance qui sied aux motos légères (170 kg avec les pleins) au gabarit contenu ; son twin est souple au pas et l’injection est douce à souhait.

Caratère trempée
Sur la route, le long des vignobles de Rhénanie, elle dévoile un caractère bien à elle. Avec des pneus de qualité et un châssis sûr (renforcé au niveau de la colonne de direction), on s’amuse à cravacher le vaillant twin qui prend des tours à n’en plus finir (13.000 !), aidé par une boîte rapide à l’étagement court. Mais ce moteur peut aussi enrouler à mi-régime et même de reprendre (calmement…) à 2.500 tours en 6e, dans un crépitement d’échappement d’ER-6 miniature !

Et si l’on profite de ses nombreux atouts dynamiques de cette moto, son freinage, sous-dimensionné par rapport à ses performances, laisse perplexe. Un ensemble maître cylindre-étriers moins bas de gamme ne serait pas un luxe. À noter qu’une version ABS arrive bientôt en concessions.

Verdict.
Au regard de ses prestations d’ensemble (on a pris 180 km/h sur une autobhan du coin !), cette Ninja nous oblige à repenser notre vision de la petite cylindrée. A priori peu chère à l’usage et à l’entretien, elle coûte tout de même 4 .999 €, tarif pas vraiment « petite cylindrée ». Mais après essai, on lui pardonne !

L’avis à chaud de Pascal, lecteur/essayeur

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