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Essai KTM 690 Duke : un peu plus Essai KTM 690 Duke : petit miracle... Essai KTM 690 Duke : bien lisibles Essai KTM 690 Duke : des traits de 125

La 690 Duke n’est pas une inconnue dans les tablettes des essayeurs. Et pour cause, elle est, avec la Yamaha 660 MT-03, le seul roadster monocylindre du marché. Jusqu’ici, l’ancienne mouture, au confort rustique et au look radical, était destinée à de courtes sorties et à un public de connaisseurs. Avec cette version 2012, la firme autrichienne a voulu élargir sa cible en la rendant accessible.

Pour cela, elle s’est appuyée sur une ligne moins radicale, issue de la 125 cm3 du même nom, où quelques courbes font leur apparition. Mais le grand boulever- sement concerne l’assise, plus basse de 30 mm et composée de deux parties distinctes. Celle dévolue au conducteur s’avère d’ailleurs extrêmement confortable avec une meilleure épaisseur de mousse.

Côté mécanique, le mono LC4 a été légèrement retravaillé. Il fait désormais appel à un double allumage avec une gestion différenciée pour chaque bougie afin de diminuer la consommation. Au final, le bloc gagne 5 chevaux (70 ch) et une belle poignée de couple. Mais ce que l’on retient surtout, c’est l’espacement des révisions (10.000 km contre 7.500) : un réel plus pour le porte-monnaie. Notons aussi la présence de l’ouverture des gaz de type « ride by wire » qui passe donc par une centrale électronique.

Autoroute, c’est possible

Après avoir récupéré les clefs en périphérie de Lyon, nous nous attaquons à la remontée sur Paris, via l’autoroute d’abord pour juger ses nouvelles facultés routières. Le monocylindre prend son rythme et croise à 110 km/h sans générer trop de vibrations grâce à l’arbre d’équilibrage. Passé le péage de Villefranche, la Duke prend du régime et soutient sans complexe la vitesse autoroutière, voire bien plus ! Utile, même si ce n’est pas son terrain
 de prédilection, faute de protection et de vibrations qui deviennent quand même gênantes à la longue.

Guettant impatiemment la première sortie, nous voilà enfin sur les petites routes du Beaujolais. Si la souplesse du mono a progressé, les rapports tirent encore bien long. Ainsi, sous les 80 km/h, mieux vaut rester en cinquième au-dessus des 3 000 tours pour éviter les nombreux à-coups. En tricotant du sélecteur – par ailleurs rapide et silencieux – on arrive à rester à la lisière des 5 000 tr/min, régime auquel la poussée s’avère vraiment franche, aussi musclée que celle d’un roadster 4-cylindres de 600 cm3. Si l’on ajoute à ce caractère sympathique une consommation mesurée (5 à 7 litres selon le rythme) autorisant 180 km avec un bout de réserve, la Duke s’adjuge d’acceptables compétences de routière, auxquelles la précédente mouture ne pouvait prétendre.

Agile

Réservoir plein à ras bord, la KTM monte sur la balance : 162 kg ! Difficile d’imaginer plus léger pour un roadster de cette cylindrée. Et ce point fort se sent immédiatement. Dans la circulation, la Duke se manie comme un gros VTT. Selle basse, guidon relativement large et commandes assez douces, elle procure aussi à son pilote une réelle satisfaction à la conduite en se « jetant » sans peine dans les courbes. Les plus pointilleux pourraient craindre l’absence de réglage sur les suspensions et le freinage à simple disque à l’avant. L’amortissement n’est en effet pas des plus fermes, mais la Duke tient toutefois parfaitement la route et absorbe les cahots du bitume. Quant au simple étrier à 4 pistons opposés, il mord le disque avec panache, et profite même d’un système antiblocage réussi, rapide et peu interventionniste. Les voilà rassurés...

Verdict. Légère, puissante, vive et confortable, la 690 Duke cumule vraiment nombre d’atouts. Elle tient sans trembler la dragée haute à des roadsters multicylindres de même cylindrée ; même si lui trouver une vraie rivale s’avère mission impossible. Son poids plume et son train avant précis lui apportent même un avantage certain quand la route se fait sinueuse. Et pour enfoncer le clou, la belle s’échange contre un chèque de 7.490 euros (soit 1300 euros de moins que la précédente version). Un mono à (re)découvrir...

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