Le 3 mai, nous relayions l’émotion et l’incompréhension de la communauté motocycliste qui faisait suite à la grande clémence du tribunal de Limoges à l’égard d’un automobiliste, jugé en avril dernier pour avoir causé la mort d’un motard en août 2008. Une « affaire » qui respire les préjugés motophobes. Suite à l’appel de la décision du tribunal par la famille, celle-ci a reçu de nombreux soutiens et une pétition est à signer en ligne.

8 août 2008, Isle, en Haute-Vienne. Cyril, mécanicien moto de son état, circule sur la Triumph d’un client pour l’essayer après révision. Sur une longue ligne droite de la RN 21 qu’il emprunte, un automobiliste sortant du parking d’un centre commercial lui coupe la route. La moto percute la voiture, Cyril est tué sur le coup. L’endroit, limité à 70 km/h, permet une visibilité sur 400 m, et l’état et la position des véhicules confirment un impact à faible allure. De toute évidence le motard ne roulait pas trop vite, et l’automobiliste n’aurait juste pas regardé avant de s’engager.

20 avril 2010, Limoges. L’automobiliste comparaît devant le tribunal. Il écope de 100 euros d’amende pour infraction routière et 10.000 euros avec sursis pour homicide involontaire. Un verdict pour le moins clément. Mais voilà, le juge a retenu le témoignage d’un automobiliste accréditant la thèse de la vitesse excessive du motard. Ce alors que même le constat de gendarmerie n’en fait aucunement mention. 30 % des torts dans l’accident sont pourtant attribués à Cyril.

La famille de la victime, qui s’est constituée partie civile, a fait appel de la décision du tribunal. Elle reçoit l’appui d’un comité de soutien qui s’affiche sur Facebook. Et, donc, une pétition « Pour que justice soit rendue correctement dans l’accident de Cyril » a aussi été mise en ligne (voir ci-dessous).

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