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motomag.com
Reportage

Journal de bord d’une essayeuse : Gaëlle en Corse

Cette année, Gaëlle nous conte son périple en Corse. Après l’Écosse et la Bretagne, son journal de bord nous emmène sur l’île de Beauté. Au programme : paysages, gastronomie, anecdotes et virolos. En route !

 
 
Journal de bord d'une essayeuse : Gaëlle en Corse

Chers amis lecteurs, vous m’avez suivie en Ecosse et en Bretagne. J’espère que je vous ai manquée depuis ! J’apparais à nouveau pour vous raconter mon magnifique périple en Corse.

J’avais un rêve : celui de faire la Corse en moto. J’ai pu réaliser ce rêve grâce à Moto-Magazine et je ne peux que les en remercier car on ne réalise pas ses rêves tous les jours…voire jamais !

Je suis donc partie avec 5 compagnons de voyages et 5 motos. Vous vous dites qu’il manque une moto…eh bien non ! Figurez-vous que j’ai eu le privilège d’être la passagère du groupe ; et je dis « privilège » car j’ai pu profiter du paysage beaucoup plus que mes compères ! Je n’avais pas besoin d’avoir l’œil sur la route, j’étais libre de mes mouvements et j’ai pu faire une multitude de photos et de vidéos tout en roulant. De plus, nous avions des grosses GT et mon séant a pu apprécier le confort de ces machines. Mais rassurez-vous, j’ai tout de même pu conduire un peu lorsque Stephen, le photographe, avait besoin de monter (à l’envers parfois et sans vomir !) derrière une moto pour faire les clichés.

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EN IMAGES

Commentez l'article (11 commentaires)

Bon OK, mais à quand Gaelle use ses sliders sur le bitume ??? et je sais que tu peux le faire !!! Bisous. Patou et Irène

Jeudi (suite)

Nous traversons la forêt d’Aïtone, où les châtaigniers et pins laricio dominent, puis la mer se dévoile, nous arrivons à Porto. Quelle jolie vue !

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Soudain, une agréable odeur envahit mon casque : des eucalyptus nous font la haie d’honneur. C’est l’endroit idéal pour notre pique-nique ! Euh…finalement non, une dizaine de cars de touristes séniors (« les tamalous » comme ils les appellent en Corse) a eu aussi la même idée et nous décidons de pousser la gomme un peu plus loin.

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Après s’être régalés de diverses spécialités corses, nous chevauchons les belles et empruntons une route sinueuse et bordée de superbes roches de couleur rouge-orangé : les calanques de Piana.

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Le temps magnifique est idéal pour faire les photos du magazine. Par la D81, nous remontons jusqu’à Calvi, en bord de mer, où nous effectuons une petite pause rafraichissements. Nous échangeons nos impressions et sommes tous ébahis par la splendeur et la diversité des paysages que l’on a pu voir depuis 3 jours ; l’île de Beauté n’a pas volé son nom !

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Nous continuons la côte et faisons escale à L’Île-Rousse pour la nuit.

Vendredi :

Le soleil ne nous quitte plus et c’est tant mieux !

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Derrière la confortable Goldwing, je profite du paysage et me dis que j’ai une chance énorme de faire ce voyage (j’ai même une petite pensée pour mes collègues qui travaillent !). Nous longeons le désert des Agriates, passons par Saint Florent, Nonza. Le relief descend de façon abrupte dans la mer. Soudain, à la sortie d’un virage escarpé jaillit un extraordinaire panorama : la Marina de Giottani. Mon cœur se rempli d’émotion, c’est magnifique. Il faut absolument que nous nous arrêtons à cet endroit, l’eau est tellement belle !

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Le pique-nique s’installe sur les rochers. La transparence de l’eau et sa couleur turquoise sont une véritable invitation à la baignade mais je change vite d’avis après y avoir mis les pieds ! Eh oui…je suis une fille frileuse (pléonasme non ?) Nous avons du mal à quitter cet endroit magique et il nous reste encore de la route à parcourir et du travail à fournir ! Un café et l’on repart sur nos belles montures en coupant la pointe de la Corse par la D180.

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Nous rasons à nouveau l’incroyable côte jusqu’à Bastia et là…ce fut moins drôle : les embouteillages ! Nous avions perdu l’habitude de voir tant de monde ! Les corses sont sympas et se poussent à notre vue, même le Can-Am arrive à se faufiler. Nous réussissons à rejoindre Solenzara dans la soirée pour y passer la nuit. Ouf, je commençais à avoir mal aux fesses sur la Victory !

Samedi :

Zut…c’est le dernier jour...le bateau nous attend ce soir à 21h00 à Ajaccio…pfff je suis bien ici moi ! Je m’installe derrière la BMW et nous filons jusqu’à Porto-Vecchio, Figari, Sartène, Propriano. Nous profitons toujours du soleil bien présent pour effectuer les photos du mag. Nous avons d’ailleurs dû faire vite à un moment car un car de « tamalous » est arrivé, s’éparpillant telles des fourmis sur le site. Stephen speedait pour ne pas en avoir un dans l’objectif !

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Je pensais ramener de la charcuterie et du fromage corses dans mes bagages, mais je me suis dit que le trajet du bateau et les 800 kilomètres d’autoroute qui suivaient n’allaient pas leur plaire…tant pis ! Nous enroulons nos derniers kilomètres et mes yeux profitent au maximum des derniers paysages côtiers (ils vont me manquer !).

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Nous arrivons à Ajaccio avec 2h d’avance avant d’embarquer, un petit shopping dans la ville s’impose ! Allez, il est l’heure de se rendre à l’embarcadère. Une multitude de motards est présente et patiente dans la file d’attente. On échange des récits de belles choses que l’on a vues et vécues avec, il faut le dire, un petit pincement au cœur…

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Cette île est vraiment magnifique et ce voyage restera inoubliable pour moi. Et malgré ce que l’on peut entendre parfois sur les corses, je les ai trouvés super accueillants et chaleureux. Un corse me confiait que les mois de mai, juin, septembre et octobre sont les meilleures périodes pour venir : le temps est quasiment le même qu’en juillet, tous vos hôtes seront de meilleure disposition pour vous accueillir (moins de monde, de stress et donc plus de disponibilité). De plus, les endroits ne seront pas surpeuplés, vous pourrez ainsi découvrir les paysages absolument somptueux pratiquement déserts. Et petit détail non négligeable : les prix sont plus bas !

Dimanche :

Nous débarquons à Marseille à 7h45. Nous faisons le plein des motos avant de nous engager sur ce long couloir sans fin qu’est l’autoroute. Pour ma part, j’ai la tête ailleurs… Faut dire que chacun est un peu tristounet, retourner sur Paris n’enchante personne. Durant le trajet, mon esprit est hanté par tous les beaux paysages paradisiaques que j’ai pu admirer durant ce périple. Et ce qui est certain, c’est qu’un jour, j’y retournerai !

A vedeci,
Gaëlle

consultez aussi :

JPEG "Virée en Écosse à moto : journal de bord d’une essayeuse" : retrouvez le récit du comparo grosses GT par Gaëlle

JPEG "Virée en Bretagne à moto : journal de bord d’une essayeuse" par Gaëlle

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Voyages - Les filles - Voyage
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Allez, j’ai les poches pleines de cartes mémoire et le cœur plein d’impatience alors en route !

Lundi :

départ de Montreuil à 8h30. Il ne fait pas très beau et une longue route nous tend les bras jusqu’à Marseille pour y rejoindre le ferry. Qu’importe, nous savons que le soleil nous attend sur une île, 1000 kms plus loin…

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17h : arrivée à Marseille. Nous nous rendons à la gare maritime pour embarquer sur le bateau « La Méridionale » et faire une traversée qui durera 10h jusqu’à Ajaccio.

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Mardi :

6h : Petru Guelfucci et sa magnifique chanson « Corsica » s’invite dans les haut-parleurs de nos cabines et nous sort doucement de notre sommeil. Chouette, on arrive bientôt !

Nous débarquons à 7h à Ajaccio et notre première mission est de faire les pleins d’essence ; le Can-Am a l’air gourmand, il vaut mieux être prévoyant. C’est d’ailleurs sur cette moto que j’effectue mes premiers kilomètres corses en tant que passagère. Sympa…mais sportif !!! Que de virages, et que de sécurités sur ce 3 roues : obligée de faire le singe derrière pour éviter que la moto ne lève une de ses roues avant et que le moteur ne se coupe. J’ai pu prendre quelques photos…mais beaucoup étaient floues forcément ! Ceci dit, aucune photo ne peut remplacer la réelle beauté de ce que j’ai pu voir en direct (malgré le temps maussade) : après avoir passé Cauro, Aullène, Zonza (où charcuteries et fromages corses ont honoré notre pique-nique au bord d’une rivière), la forêt et les majestueuses aiguilles de Bavella ont piqué mes yeux émerveillés. Dans mon casque, les onomatopées du style « ouahhh ! », « euuuhhhh ! » n’ont cessé de retentir…

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Jusqu’à Solenzara, où nous avons fait escale pour la nuit, je me suis fait plein de nouveaux copains jonchés en plein milieu de la route : des vaches, des chiens (les fameux « cursinu », prononcer « corsinou ») et des cochons ! Ces derniers m’ont épuisé mon stock de madeleines en 3 minutes…

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Mercredi :

Nous quittons Solenzara. Stephen, le photographe, profite du soleil radieux pour faire des photos d’action avec les motos. Je conduis la Victory Vision et enroule la côte jusqu’à Tarco (quel pied !) où je redeviens passagère.

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La route que nous devions prendre étant en travaux, nous retraversons la forêt de Bavella et empruntons le col de la Vaccia, situé à 1199m d’altitude. Ca tournicote sévère, les cale-pieds frottent et je sens comme une odeur de plaquettes de frein…

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Tiens, encore des cochons ! Ils ont l’habitude de voir du monde. J’en veux pour preuve le moment où j’ai ouvert le top case du Can-Am pour y prendre un gâteau sec : un gros Grouik a rappliqué dès qu’il a entendu le froissement de l’emballage et m’a croqué le jean l’air de dire « allez dépêche-toi, j’ai la dalle ! ».

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Retour sur Ajaccio (la ville de Napoléon et Tino Rossi) et c’est par la N193 que nous continuons notre périple. Cascades, torrents et forêt de hêtres et de pins laricio bordent notre route.

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Corte s’offre à nous : juchée en pleine montagne, cette ville semble dominer le monde.

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Nous empruntons la D623. Pour les amoureux de la nature, la vallée de la Restonica a tout pour plaire : des vasques de granite retiennent une eau cristalline et il ne manque que la canne à pêche ! Nous faisons halte pour la nuit.

Jeudi :

Il fait beau et je suis impatiente de voir la suite ! Nous repassons à Corte donner à boire aux titines et prévoyons de pique-niquer le midi à Porto.

Il y a un peu de route jusqu’à la côte. Il faut dire qu’en Corse, on ne compte pas la route en kilomètres mais en temps vue la quantité de virages ! Pas de souci d’excès de vitesse certes, mais attention de ne pas trop s’emballer non plus car j’ai vu quelques petits murs, limitant la route, bien endommagés et donnant…sur le précipice ! Brrr…ça fait froid dans le dos…certains y ont laissé leur vie.

La D84 nous permet de voir le barrage de Calacuccia et de rejoindre le passage routier le plus élevé de Corse : le Col de Vergio (1477m). Quelle beauté. Taillée dans les austères parois de granite, la route semble mener vers les abîmes…on se croirait dans une autre dimension…

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Oups…encore des panneaux bizarres… C’est rigolo car ils sont souvent bilingues et la version française est soit « corrigée » par graffiti, voire effacée, ou bien…criblée de balles ! Et si on repartait ???

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Aïe ça freine fort à la sortie du virage ! Que se passe-t-il ??? Oh des chèvres ! Les mignonnes sont étalées au beau milieu de la route, tranquillou…Elles sont un peu plus sauvages que les cochons par contre et bondissent dans les rochers à notre arrivée.

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C’est incroyable tous ces animaux en liberté totale…manquerait plus que l’on voit des serpents ! Et bien ça n’a pas loupé ! Et à mon avis, ce que l’on a eu la chance de voir reste assez exceptionnel : 2 couleuvres en plein accouplement ! Encore au milieu de la route, un peu de pudeur tout de même !

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 - 27/07/2011

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Julien Dressaire est motard. Motard et voyageur. Au guidon, il a déjà traversé de nombreux pays. Avant l’appel du grand large - un tour du monde à moto sur trois ans -, il s’est embarqué pour la "terre de glace et de feu" : l’Islande. Une terre de lave, de geysers et de passages à gué... Récit d’un aventurier qui « a marché sur la Lune ».

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