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Jean-Claude Olivier : passation de pouvoir Jean-Claude Olivier : Enduro du Touquet Jean-Claude Olivier : une célèbre photo Jean-Claude Olivier : hommage

En 1984, il reprend sous sa coupe le constructeur MBK, alors en difficulté, à la demande du ministère de l’Industrie. Il arrive à relancer la marque grâce notamment au scooter BW’s : un best-seller.

C’est en 1989 que Yamaha passe devant celui qui était alors le leader du marché du deux-roues en France : Honda. Il tiendra la tête et ne la lâchera presque plus jusqu’au début 2010.

Compétition

Sans conteste, JCO était pris par le virus du sport moto. La compétition, il l’avait dans le sang, notamment par son père, Gonzague, qui avait entre autres remporté les 24 Heures du Mans auto en 1955, au volant d’une Porsche. Le pilier de Yamaha-France compte à son palmarès pas moins de 9 participations au Paris-Dakar (entre 1979 et 1996), dont une performance en 1985 où il termine 2e. Il affectionne aussi particulièrement l’Enduro du Touquet qu’il court 25 fois, dont 15 où il se case dans les 20 premiers.

Le sport moto, il l’a dans la peau. Et par son statut de président des trois diapasons, il soutiendra nombre de pilotes, jusqu’à en porter plus d’un, au plus haut. On retiendra Patrick Pons, Christian Sarron, Jacky Vimond ou encore Stéphane Peterhansel. Mais ce sont des centaines de pilotes que Yamaha soutiendra, directement ou discrètement.

Hommages

Nombre sont les médias, généralistes et spécialisés, à regretter le décès de JCO. Nous retiendrons celui de son digne successeur à la tête de Yamaha France : Éric de Seynes qui, au lendemain de l’accident, rédigeait une lettre ouverte : « Nous perdons aujourd’hui quelqu’un de très cher, qui était pour chacun d’entre nous un patron exemplaire, mais aussi pour certains un guide, un ami, un père professionnel. » La FFMC, également, a tenu à saluer ce personnage de la moto : « Au-delà de la marque nippone qu’il a développée en France, monsieur Olivier fut aussi un promoteur de la moto au sens large : il est notamment l’un des fondateurs du Collectif de défense des loisirs verts (Codever) et il fut l’un de ceux qui, très tôt, ont défendu l’idée d’une pratique citoyenne du deux-roues motorisé. »

En 2010, et après 45 ans à la tête de Yamaha France, JCO passe la main à Éric de Seynes, mais il ne restera jamais bien loin de son entreprise. Ses dernières nouvelles datent de novembre 2012 ; il soutient alors l’action du professeur Saillant en revendant une partie de sa collection privée afin de signer un gros chèque à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière.

Sa vie s’arrête un 12 janvier, cette année 2013. L’équipe de Moto Magazine s’incline à la mémoire de monsieur Olivier et présente ses sincères condoléances à sa famille.

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