Dans la série découverte des métiers de l’ombre des GP moto, nous allons découvrir qui est l’homme qui s’occupe du ravitaillement en essence des motos.
Jacky Huteau est sans doute l’un des hommes clefs des GP moto. Son travail est à la base du bon déroulement d’une course, puisqu’il fournit les équipes en essence. Mais il y a un gros travail de développement qui est méconnu du grand public.
« De fait mon travail consiste surtout à faire l’interface entre les équipes de Grand Prix et le laboratoire de recherche de chez Total-ELF » explique Jacky Huteau.
Il est consultant technico commercial chez le raffineur et fournit les teams en essence à chaque course.
Ainsi 300 litres sont nécessaires par course pour deux motos de Grand Prix contre 100 litres pour une 250.
C’est en écoutant l’homme parler que l’on s’aperçoit de haut degré de technicité atteint par les équipes de Grand Prix.
De fait, chaque équipe de motoGP a un carburant adapté à ses besoins.
En effet en fonction du profil de la chambre de combustion « On aura une vitesse de combustion plus ou moins rapide, selon les motoristes » explique Jacky H.
Idem pour les pressions d’injection qui sont différentes selon les constructeurs.
Bonjour J’ai beaucoup de plaisir à vous parler de Jacky H. qui nous donne tant de plaisir dans ses commentaires, surtout en 125. J’ai eu l’occasion de faire sa connaissance il y a peu de temps au GP de Valence où je suis allé avec un ami qui commente souvent avec lui, il sagit, de Christian (...)
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Enfin un bon carburant est « un carburant qui fait chauffer le moins le moteur et qui abaisse les frictions entre les pièces en mouvement et autres cliquetis, pour un meilleur rendement » continue notre homme.
C’est quasiment du travail de haute couture, quand on sait que l’essence utilisée en Grand Prix peut comporter jusqu’à 200 composants différents. « Bien évidemment, on retrouve toujours les mêmes fondamentaux (20%) qui constituent la base du produit » précise Jacky.
De plus c’est un produit en perpétuelle évolution, puisque « les motoristes nous font part de leurs observations et dans un délai de 6 semaines à 2 mois, on est capables de leur apporter un produit plus adapté à leurs besoins ».
De quoi sera fait l’avenir ? « Actuellement on travaille sur la consommation c’est à dire qu’à volume égal on peut économiser jusqu’à 4%, pour des performances égales ».
Pour mesurer les progrès faits en la matière, « il suffirait de faire tourner les motos actuelles avec l’essence produite il y a 5 ans et toutes tomberaient en panne sèche ».
C’est ce type de progrès que l’on retrouve dans l’essence à la pompe.
Enfin, il est sûr que les soucis environnementaux rentrent en ligne de compte, car désormais on travaille sur des produits à basse teneur en souffre « de 50 ppm on pense atteindre 10ppm dans un avenir proche ».
Thierry Leconte - 08/08/2007
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