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motomag.com
Reportage

Italie : visite à moto au pays des belles mécaniques ! (saison 2 - Bimota)

Après avoir eu le privilège de visiter l’usine et le musée Ducati, c’est au tour des ateliers Bimota de nous ouvrir leurs portes. La première moto de la marque fut produite en 1973, à partir d’une base de Honda 750 CB.

 
 
Italie : visite à moto au pays des belles mécaniques ! (saison 2 - Bimota)

Réveil de bonne heure pour descendre vers RIMINI. Arrivé sur place, nous galèrons désespérement pour trouver quelqu’un qui connaisse l’usine BIMOTA. On nous envoie à droite à gauche, après le pont… on jardine, on jardine un enfer et l’heure du rendez vous qui approche.
- Finalement, nous accosteons un homme et là, miracle ! C’est un ancien employé de l’usine. En se conformant à ses indications, nous finissons par trouver « l’usine », ou plutôt le local de BIMOTA au fond d’une zone résidentielle et artisanale. Notre rendez vous est dans 5 minutes.
- Anacleto Bernabei (c’est le boss) nous souhaite la bienvenue et entame la conversation comme avec de vieux amis. Sympathique ! Il est un peu sur booké avec le lancement de la fameuse DB7, mais semble heureux de nous recevoir.

Nous entamons la visite. Les bureaux administratifs, l’ingénérie, le design, le commercial… chaque salarié est souvent seul dans son service et de fait responsable de son domaine d’activité.
- Il y a à peu près autant d’administratifs que de techniciens et mécanos. C’est une petite structure tournée vers l’exceptionnelle et le remarquable. Nous visitons ensuite l’ancien département compétition qui est aujourd’hui dévolu à la recherche et au développement.

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bonjour ,tout a fait AMICALEMENT ,la photo de la kawa Z est une bimota KB1 sans rancune appel de phare d’1 SB3

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Reportage - Collector
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C’est le moment d’aborder l’aspect compétition. Le SBK reste un but à atteindre mais Bimota développe actuellement des motos pour le championnat super stock. En attendant, le boss court en équivalent « pro twin ».

Manuel :
- Dans un atelier, 2 tourneurs fraiseurs travaillent tranquillement. Lorsque l’on interroge notre hôte sur les machines outils, il nous précise qu’elles ne sont pas à commande numérique car la programmation prendrait autant de temps que ce qu’en prenne ces « artisans du métal » pour façonner les pièces à la main.
- De même, les artisans qui travaillent pour BIMOTA autour de l’usine, produisent quelques pièces à la fois, voir à l"unité en fonction des besoins. Le travail artisanal, pour ne pas dire l’art du métal, et la réactivité de ces petites structures sont les clés de la réussite de ces motos d’exception.
- Tout est quasiment fait à la main et cela ce confirme à l’atelier d’assemblage où seulement 7 mécanos et un chef d’atelier officient. Quand on réalise qu’ils ont produit les 420 modèles vendus en 2007 et près de 600 en 2008, on ne peut être qu’admiratif. Le travail est bien organisé : des groupes de pièces (ensemble tel que guidon et périphériques, ensemble radiateurs, etc..) sont préparés, assemblés, contrôlés et validés par un seul mécanos qui établit la fiche de suivi de la moto et s’engage en signant son travail. Une vraie fierté de travail bien fait. C’est moto qui partent dans le monde entier sont donc bien faites à la main par des passionnés.

- C’est inouï au XXI ème siècle
- Voir un tourneur prendre son petit bloc d’alu et fabriquer un repose-pied tel un orfèvre, c’est fabuleux. Nous allons de merveilles en merveilles. Nous passons devant des DB6, puis des TESI 3D en cours d’assemblage. En quelque sorte, la BIMOTA ultime. Sa conception, son architecture, ses innovations technologiques, tout nous plait. Anacleto nous fait découvrir la splendeur, la magnifique, la nouvelle DB7. Notre hote est très fier de pouvoir nous faire admirer, ce qui fait de son point de vue et de bien d’autres la marque BIMOTA : la perfection sur 2 roues.
- La visite continue, nous entrons dans une salle où des plans à l’échelle 1 permettent de vérifier l’adéquation des pièces recues de l’extérieur avec les plans d’origine.
- Un moule de carénage est suspendu au mur, des pièces d’habillage. C’est irréaliste.

Le livre magique
- Après qu’Anacléto nous ait donné des centaines d’infos tout en anglais, nous allons vers le département expédition où nous découvrons au guidon de chaque moto, la fiche de contrôle et la signature du maître mécano qui l’a construite. Les premières DB 7, a partir de la N°8 sont destinées à des clients (les autres pour les tests presse) et partiront en Australie et aux U.S.A.
- Puis devant mon attachement à la TESI, il nous amène dans un bureau couvert de bibliothèques vitrés et en sort le TESI, la thèse de l’ingénieur à l’origine de ce projet complètement dément.
- Ce volumineux bouquin contient des centaines de formules mathématiques, quelques schémas simplifiés et des textes en italien. Contrairement aux autre BIMOTA dont le nom est composé de la marque du moteur (H pour Harley Aermacchi, S pour Suzuki, K pour Kawasaki, D pour Ducati,…) du B pour BIMOTA et d’un chiffre signifiant que c’est le Xieme modèle avec un moteur de cette marque. La TESI 3 D est nommé ainsi car elle est la réalisation de la thèse en 3 D d’où TESI 3D.

- Dans un couloir menant aux bureaux, nous apercevons une KB1. Lorsque je demande à Anacleto pourquoi elle était là, il me répond qu’il s’agit du premier modèle ayant été financièrement rentable et qu’il s’agit donc d’une KAWA série Z « fétiche ».

Dernier coup d’oeil avant de partir vers le stockage des pièces pour les anciens modèles. Les propriétaires d’anciennes ont ici de quoi restaurer leurs machines. Anacleto sait de quoi il parle puisqu’il pilote une DB4 sur circuit. (à suivre chez Benelli)

Olivier Hervo et sa Kawa 750 Z avec Marc (1400 GTR) et Grégory (Ducati 1000 DS)

 - 13/04/2009

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