Vous annoncez environ 80 chantiers en 2014. Sont-ils en augmentation par rapport aux années passées ?

Le nombre de chantiers stagne depuis l’année dernière, alors que nous avions connu une forte poussée lors des trois dernières années.

Pourquoi avoir organisé la Journée des Chemins à la même date que la Journée du Développement Durable ?

Nous souhaitons, d’une certaine manière, entrer au ministère de l’Environnement et, de ce fait, devenir acteur au même titre que les associations environnementales et écologistes.

Vous dénoncez également le « décret Sarkozy » de 2006. Pourquoi empoisonne-t-il la vie des organisateurs d’événements ?

Le décret Sarkozy dit que, pour toute manifestation ou organisation de randonnée entre 0 et 400 motos, nous sommes soumis à un régime de déclaration, et soumis à autorisation au-delà de 400 motos. Même pour une randonnée à deux motos, depuis 2006 il faut donc constituer un dossier, demander des autorisations de passage aux communes traversées, même si les chemins sont ouverts à la circulation publique. Le décret Sarkozy 2006 est un frein, dont pâtissent les organisateurs de randonnée. Les contraintes sont telles que nous sommes parfois obligés d’annuler un événement.

Qu’est-ce que cela induit pour le Codever et ses adhérents ?

Nous subissons beaucoup de non autorisations, c’est une forme de motophobie. Cela nous est arrivé en Corse pour un rassemblement de 30 véhicules. Le préfet avait pris des mesures d’interdiction, alors nous avons saisi le tribunal et nous avons gagné. Il y a des départements dans lesquels les autorisations sont beaucoup difficiles à obtenir, comme en Ardèche par exemple. Il faudrait harmoniser les critères et la faisabilité des dossiers. Le plus efficace, pour nous, est d’être présent en amont, lors de la rédaction des règlements. Mais cela nécessite une implication plus forte.


Lire les interviewes et le bilan de l’entente FFM FFMC Codever :

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