Début d’année 2017, la Fédération Française des Motards en Colère de Meurthe-et-Moselle (FFMC 54) est alertée par un habitant de Chaligny, commune située dans la périphérie de Nancy. L’usager se disait « excédé par un ralentisseur » installé dans la rue principale, rue Edmond Pintier.

Tranchée
« C’était une véritable tranchée dans la chaussée, d’une profondeur de 4 centimètres, se souvient Bernard Waltz, coordinateur de la FFMC 54. Cette infrastructure était un véritable danger pour les deux-roues motorisés (2RM), mais pas que. Même les automobilistes la craignaient, redoutant de détériorer leur véhicule en passant dessus ».

Dangerosité
Dès le mois de février 2017, l’antenne FFMC 54 adresse un courrier à la mairie, rappelant les règles en vigueur et insistant sur la dangerosité du dispositif, en particulier pour les 2RM, motos et scooters. L’espace latéral de 70 cm minimum, destiné à faciliter le passage d’un vélo n’était, lui aussi, pas respecté.

Sans appel
Le 24 février, les motards en colère reçoivent une réponse, sans appel, de la mairie. « Le 1er adjoint au maire nous répond que ce dispositif est aux normes puisqu’il existe ailleurs, et qu’il a été réalisé par la même société », explique Bernard Waltz.

Normes
Quelques jours plus tard, le 14 mars, la FFMC 54 adresse un nouveau courrier au maire, rappelant le décret 94-447 du 27 mai 1994 et la norme NF P 98-300 du 4 juin 1994 qui encadrent l’installation de ralentisseur routier sur la chaussée. « Nous l’avons aussi invité à prendre connaissance des recommandations du Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement). Ce centre s’est prononcé en faveur de la prise en compte des 2 roues motorisés pour prévenir les risques routiers liés - notamment - à l’aménagement » poursuit Bernard Waltz.

« Nous lui avons également rappelé l’article 223.1 du code pénal sur la mise en danger délibérée de la vie d’autrui qui le concernait au premier chef en sa qualité de commanditaire de cet équipement. »

Mise en demeure
Le 24 avril, faute de réponse de la mairie, les militants adressent un courrier en recommandé. Ils demandent que la mise aux normes soit effectuée sous peine mois, sous peine de poursuites devant le tribunal administratif. Une menace qui a porté ses fruits puisque les travaux de remise en conformité ont débuté fin mai. Mi-juillet, un ralentisseur conforme aux recommandations en vigueur a vu le jour.

Succès
« Malgré le peu d’échanges que nous avons eu avec cette mairie, nous lui avons quand même adressé un courrier pour les remercier d’avoir pris en compte la sécurité des usagers, et plus particulièrement des 2-RM » conclut Bernard Waltz.

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