Le 25 septembre se déroulait la « Journée sans voiture » de la Ville de Paris, une opération destinée à montrer qu’on respire mieux quand il n’y a pas de véhicule à moteur pour enfumer la capitale. À grand renfort de communication, les élus se sont félicités du résultat, d’autant que le périmètre interdit n’avait jamais été aussi grand durant cette édition 2016.

Mais après l’auto-satisfaction vient l’heure du bilan chiffré. Et il est pour le moins nuancé.
« L’impact a été positif sur la qualité de l’air des rues fermées au trafic », déclare l’Association de surveillance de la qualité de l’air dans un communiqué. Airparif a enregistré une baisse de 30 % des émissions de dioxyde d’azote.

« Le dioxyde d’azote est un bon traceur du trafic et de la pollution locale et il est moins sensible aux transferts de pollution et aux réactions chimiques dans l’atmosphère que l’ozone ou les particules », est-il précisé. Au passage, précisons que ce polluant est pour moitié issu des transports routiers à moteurs diesel. Ce qui n’inclut pas les 2-roues motorisés.

Problème déplacé vers la périphérie
Cependant, dès que l’on sortait de ces rues, on respirait un air plus pollué que d’ordinaire. Airparif annonce que sur le boulevard Périphérique (entre la Porte Dorée et Saint-Mandé, dans le 12e arrondissement), la pollution a augmenté de 35 %, phénomène du au probable report de trafic. Certains axes routiers en proche banlieue étaient plus denses que d’habitude.

Par ailleurs, comme on peut le constater sur l’infographie ci-dessous diffusée par Leparisien.fr, même des axes à l’intérieur de Paris ont connu un surcroît de pollution.

Bref, la municipalité de la capitale devra assumer de ne contribuer qu’à reporter la pollution ailleurs, dans les villes de proche banlieue en l’occurrence. C’est ce que lui reprochent déjà des élus comme le député socialiste Olivier Faure, ou encore l’Association des maires franciliens.

Malgré le satisfecit des élus parisiens, le débat sur l’utilité des restrictions de circulation est loin d’être clos. En attendant, les motards en colère manifesteront leur désapprobation dans la capitale. L’interdiction de circuler les touchent alors qu’ils ne sont pas la source principale des émissions polluantes. Venez nombreux le 2 octobre à la manifestation orchestrée par la FFMC Paris-Petite Couronne !

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