10e compétition de sécurité des instructeurs Honda > Suzuka >Japon
Le premier constructeur nippon de motos, Honda, cultive sa différence par rapport aux autres fabricants en mettant en avant la formation et la maîtrise des motos.
Le premier constructeur nippon de motos, Honda, cultive sa différence par rapport aux autres fabricants en mettant en avant la formation et la maîtrise des motos. (Voir les vidéos des épreuves).
En tant que premier constructeur, Honda tient à se démarquer des autres fabricants en proposant des stages de perfectionnement de conduite auto et moto.
Ces stages se déroulent sous la houlette de formateurs extrêmement affûtés.
Pour les rendre encore plus efficaces, Honda a organisé, du 7 au 9 septembre 2006, une compétition interne (Safety Japan Instructor’s competition) entre ses instructeurs japonais et ceux des pays d’outre mer sur le circuit de Suzuka au Japon.
Environ 137 personnes ont participé à une confrontation amicale, faite d’exercices de maîtrise de la conduite auto et moto.
Salut je vous met le lien de cette vidéo excellente mais de qualité moyenne, et je voulais vous demandez aussi pourquoi le film biker boyz n’est pas dans la collection dvd qui est bon film comparé à la daube sans nom torque... ? http://www.dailymotion.com/ bookmarks/650xr-r/video/ (...)
Les exercices

Les exercices effectués pour départager les 137 participants ont porté sur 4 épreuves.
Le freinage : Les pilotes de 750 cm3 doivent s’élancer sur une piste de 180 m de long et atteindre une vitesse comprise entre 50 et 70 km/h avec la quatrième enclenchée. Le candidat doit ensuite freiner, en ligne, au franchissement des signaux. Contrairement à la pratique occidentale, les doigts ne peuvent pas être pré-positionnés sur le levier de frein.
Le slalom : Le candidat doit passer entre 10 cônes espacés de 4,5m puis suivre une trajectoire en forme de « 8 » pour revenir sur l’alignement de cônes. La moto ne doit pas sortir de la piste qui fait 2 mètres de large.
La poutre : Les candidats doivent s’élancer sur une poutre de 15m de long en restant sur leurs roues le plus longtemps possible. L’exercice doit se dérouler en première ou tout autre vitesse, sans toutefois dépasser 3000 tours/mn durant 5 secondes.
Parcours rapide : Un parcours rapide fait d’angles droits, de virages serrés et d’épingles à cheveux est proposé aux participants. Pour éviter de les induire en erreur, une reconnaissance à pied a lieu avant l’épreuve.
Les gagnants sont sans conteste les formateurs de Singapour (et de sa banlieue de Bukit Batok) qui s’étaient déplacés en masse, puisqu’ils occupent les 6 premières places du classement moto !
Nos deux représentants tricolores occupent le dernier tiers du groupe « E », celui des pilotes « non-japonais » en 750 cm3. Mais l’essentiel n’est-il pas de participer comme le souhaitait un certain Pierre de Coubertin ?

Outre les exercices de slaloms entre des cônes, des épreuves de maniabilité, de freinage d’urgence et de lenteur sur une poutre, les participants ont pu échanger de nombreux points de vue sur leur manière de transmettre leur savoir en matière de conduite.
Cette année pour ce 10e rendez vous, des formateurs sont venus principalement d’Asie : Thaïlande, Singapour, Corée, Chine Populaire, Taïpeh (Chine Nationaliste) et Malaisie. Le contingent le moins nombreux venait lui de Turquie, d’Australie, de France et de Russie. Tous se sont affrontés en une joute faite de rivalité et d’amitié.
Comme l’explique Michel Millet, le référent national des 2-roues de l’Ecole de conduite française (ECF), qui fédère 350 agences sur l’Hexagone, « nous avons à apprendre des Japonais la rigueur au niveau de l’apprentissage, d’autant que Honda a été le premier à introduire la notion de sécurité routière ». Cette confrontation permet également « d’échanger nos savoir-faire, nos techniques. C’est une excellente occasion pour se remettre en question. Car en matière de sécurité routière, rien n’est jamais acquis de manière définitive. »
Des centres de remise à niveau existent depuis 30 ans au Japon

L’obsession de la sécurité routière n’est pas un vain mot chez Honda, car « nos centres de formation existent depuis plus de 30 ans », explique M. Yoshihisa Saito, le responsable du programme « Safety Japan ».
« Depuis, près de 4,4 millions de conducteurs sont passés par nos huit centres de formation, ici au Japon », continue notre homme. « Ici, au centre de formation de Suzuka, on reçoit 20.000 conducteurs par an et près de 700.000 conducteurs passent par l’ensemble de nos écoles chaque année », précise encore M. Saito. Un chiffre que l’on aimerait bien pouvoir aligner, ici, en France.
Le coût d’une remise à niveau ? 20.000 yens pour la journée soit 134 euros.
Ce système de formation et de remise à niveau par des centres spécialisés Honda commence à s’implanter en Thaïlande et au Brésil. Bien entendu, tout n’est pas si rose au pays du Soleil levant. Car « 80% de notre clientèle nous est envoyé par des entreprises et les 20% restant sont des particuliers », analyse M. Saito.
La clientèle se repartit comme suit : « Environ 80% de conducteurs de voitures contre 20% de motards. »
Pour ce faire, le centre moto dispose de Honda CB 750 et de maxi scooters de 400 cm3. La piste d’entraînement dédiée comporte tous les pièges de la jungle urbaine avec des bosses, un franchissement de pont et une piste de freinage d’urgence.
Il serait utile de s’inspirer de l’exemple japonais pour créer ces centres de remise à niveau, plutôt que de multiplier les radars et autres contrôles tatillons, faits uniquement pour remplir les caisses de l’Etat.
Voir aussi les stages de perfectionnement moto organisés par l’Association de Formation des Motards qui permettent en plus d’obtenir une réduction de cotisation à l’Assurance Mutuelle des Motards
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