Dimanche 27 avril, près de 200 personnes ont rendu hommage à Frédéric Federici, enduriste mort, il y a deux ans, d’avoir percuté un câble tendu entre deux poteaux.
Motards de route ou des champs, vététistes, cavaliers, conducteurs de 4x4… près de 200 personnes ont répondu à l’appel de la famille de Frédéric Federici et du moto club Motochu34, soutenus par le Codever et la FFMC34. Tous étaient présents en mémoire de cet enduriste tué le 30 avril 2006, lors d’une balade à moto sur un chemin de l’Hérault. Victime d’un câble métallique sciemment tendu par un viticulteur.
La manifestation, encadrée par le Motochu34 et des membres des forces de l’ordre, est partie du village de Saint-Mathieu-Tréviers. Le cortège a roulé 4 km sur la route d’Assas avant de bifurquer sur les chemins de terre, en direction du lieu où Frédéric Federici a perdu la vie. Sur place, une minute de silence a été respectée, permettant le dépôt de gerbes de fleurs par la famille et de dizaines d’autres fleurs déposées une à une par l’assistance.
Peine symbolique pour un tueur de motard
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Le soupçonné responsable de la mort d’un enduriste au Tribunal
Beau succès pour la Journée des chemins
Le site du Codever
Le site de la FFMC 34
Le site du Motochu34
Non-signalé et quasiment invisible, le câble meurtrier était digne d’un collet de braconnier. Pour les associations présentes comme pour la famille, l’intention de nuire de la part du viticulteur n’est plus à démontrer. Pas plus que pour le Parquet, qui a fait appel de la sanction dérisoire décidée, le 21 novembre 2007, par le TGI de Montpellier : 8 mois de prison avec sursis et 1.500 € d’amende.
Dans un discours, Marin Mawois, membre du Motochu34 et du Codever, a notamment rappelé les trois mots d’ordre de la manifestation du jour : rendre hommage à Frédéric, montrer que les randonneurs verts, motorisés ou non, restent mobilisés avant le procès en appel, et défendre la liberté de circuler. En toute sécurité.
Marin Mawois est allé au-delà du simple hommage. Selon lui, le geste meurtrier découle de « la diabolisation des loisirs verts et au manque général de tolérance des Français ».
Les a priori sur les randonneurs motorisés génèrent des réactions disproportionnées, comme celle de cette association écologiste qui met à disposition de ses sympathisants des « Fiches de constat de pratique illégale, ou supposée illégale, d’engins motorisés en milieu naturel ». Au mépris de la loi qui considère pourtant l’incitation à la délation comme un délit…
Un contexte qui favorise les « accidents »
Dans certaines régions existent aussi des opérations ouvertement baptisées « battues aux motorisés », où quelques conducteurs sont pourchassés comme de dangereux criminels, à grand renfort d’argent public et de moyens disproportionnés (hélicoptères) !
« Ce contexte a favorisé l’accident de Frédéric, comme des dizaines d’autres, s’exclame M Mawois. Certains semblent oublier que nous pratiquons notre loisir en toute légalité, que nos engins sont conformes au Code de la route et que ceux qui les pilotent sont leur voisin, leur boulanger, leur facteur ou l’instituteur de leurs enfants. »
Un « coup de gueule » achevé par l’affirmation que l’invasion de la nature par les loisirs motorisés est un véritable fantasme des écologistes les plus intégristes. « Une étude menée depuis 2006 sur le territoire national démontre qu’il faut faire plusieurs dizaines de kilomètres — 51 en moyenne sur l’ensemble des départements — pour rencontrer d’autres usagers. »
La caricature est dans le pré
Bref, le randonneur motorisé ne correspond pas à l’image caricaturale que beaucoup s’en font. « Outre que notre loisir a un impact environnemental négligeable comparé aux grandes sources de pollution, rappelons que sur 800.000 km de chemins autorisés, 6.500 disparaissent chaque année faute d’usage. Nous affirmons que notre pratique permet de conserver ce superbe patrimoine », indique M Mawois.
Le Codever lui-même dénonce ceux qui roulent hors des voies autorisées ou avec des véhicules non homologués. Avec la FFM, il participe également à une vaste campagne nationale pour la diminution du bruit, notamment auprès des constructeurs moto.
Grégoire Acerra, Didier Bouard - 30/04/2008
Depuis le début de la saison estivale, une vingtaine de communes de Seine-Maritime veulent interdire la circulation d’engins à moteur sur leurs chemins. Au nom de la "préservation" de la nature et de la sécurité des randonneurs…
Pour être respectés, soyons respectables ! Ainsi peut se résumer le message du Codever suite à la plainte du Parc naturel régional du Morvan contre des quadeurs surpris à circuler dans le lit d’une rivière. Une pratique que l’association condamne.
Grâce à l’association Codever et à des centaines de bénévoles randonneurs, motorisés ou non, la 15e Journée des chemins a permis, les 29 et 30 mars 2008, l’organisation de 60 chantiers de nettoyage, débroussaillement et remise en état de chemins ruraux.
Le vol répété de motos tout-terrain et de quads fait monter la tension au sein de la communauté motarde de cette agglomération du Nord-Pas-de-Calais.
Le Tribunal de grande instance de Montpellier a condamné un tueur de motard à une peine plus que symbolique. Les associations de motards ne veulent pas en rester là…