La grève des taxis du jeudi 10 janvier semble fortement suivie en France. Vous pouvez d’ailleurs en suivre certains épisodes sur Twitter (@Ngrumel). Le déclencheur de ce mouvement social concerne le transport des malades. Mais les organisations dénoncent également la concurrence des transporteurs de personnes à moto.

Intersyndicale. Les chauffeurs de taxi manifestent à l’appel des quatre organisations de taxis (FNAT, FNTI, FFTP, FNDT) et une intersyndicale parisienne, contre l’article 44 de la nouvelle loi de financement 2013 de la Sécurité sociale qui pourrait les exclure des appels d’offres concernant les transports des malades assis.

Contrefaçons. Mais ces organisations en profitent pour dénoncer, de manière virulente, ce qui est qualifié de « contrefaçons de taxi » : les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC, environ 10 000 selon des sources syndicales), et les motards-taxis, qui se sont développés au début des années 2000.

Concurrence déloyale. Ils représentent une « concurrence déloyale autorisée par les pouvoirs publics » et « ne respectent aucune règle », estime l’intersyndicale, dont les propos sont rapportés par Lemonde.fr.

Réforme. L’intersyndicale exige une réforme de la loi de juillet 2009 qui encadre ces activités. « Le président (François Hollande) annonce faire le maximum pour inverser la courbe du chômage et là, on nous met en avant la possibilité de mettre 30 000 personnes chez Pôle emploi », a dit mercredi Gérard Gabet, président de la Fédération française des taxis de province, au micro de RMC.

Altercations. L’incompréhension entre conducteurs de taxi automobile et motocyclistes exerçant le transport de personnes sur réservation devient si exacerbée, que des altercations ont parfois lieu aux abords des aéroports parisiens.

La réponse des motards. Les revendications des taxis entendues, que pensent les « motos-taxis » de cette situation ? Une contribution au débat vient par le blog de City Bird, une société regroupant des transporteurs de personnes à moto indépendants.

Interfiles. Certes, la profession s’est développée sur une sorte de vide juridique lié à l’interprétation du code de la route, à savoir la tolérance sur la circulation des deux-roues motorisés entre les files de voitures sur artères urbaines embouteillées.

Activité réglementée. Mais les transporteurs à moto ont des règles à respecter. Leur activité est réglementée depuis le 1er avril 2011. Ils ne s’appellent d’ailleurs pas taxi (dénomination réservée aux « licenciés » en auto), et doivent travailler sur réservation, non en exerçant un quelconque racolage dans un lieu public. Ce que font la plupart des 300 à 400 chauffeurs casqués parisiens. A la lisière entre défense d’une profession d’artisans et libre concurrence, le débat sur le transport de personnes est loin d’être clos.

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