Dans le film Ghost Rider (en salle depuis mercredi dernier), Nicolas Cage endosse le cuir d’un motard en Harley Davidson qui tente de se défaire d’un pacte avec le diable. La bécane figure en bonne place dans l’histoire...
« Ghost-Rider », la superproduction américaine du mois, vient de sortir dans les salles de ciné. La star Nicolas Cage endosse dans ce film le cuir d’un biker qui tente de se défaire d’un pacte avec le diable.
La moto figure en bonne place dans l’histoire...
A voir, surtout pour les étonnants effets spéciaux...
Un cascadeur moto pactise avec le diable pour sauver son père, victime d’un cancer...
Le "pitch" de « Ghost Rider » (le motard fantôme) tiendrait dans la poche revolver d’un cuir étroit aux hanches comme dans les années 70.
C’est à cette époque que Johnny Blaze le forain apprend le métier avec son paternel.
HEURESEMENT QUE JE NE ME SUIS PAS FIE AU CRITIQUES INTELLOS... GAMIN JE LISAI LA BD ET LE PASSAGE A L ECRAN EST AUSSI EFFICACE QUE LES SPIDER MAN ET AUTRES X MEN. QUAND ON VA VOIR UN FILM DE SUPER HEROS (DEJA LES BD...)IL FAUT Y ALLER AVEC NOS YEUX DE GOSSES SANS CHERCHER LES CLICHES POUR (...)
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Un homme de passion, une légende.
Jusqu’ici tout va bien, sauter en bécane par-dessus une rangée de bagnoles, ça plait aux filles. Mais un soir, le jeune stunter apprend que son père est malade. Une mauvaise rencontre suit, et sa vie s’en trouve bouleversée.
Un biker aux côtés de Batman et Hulk
Le film de Mark Steven Johnson, spécialiste ès-superhéros ayant déjà signé « Daredevil », se dit imprégné de culture moto, comme la série illustrée qui l’a inspiré. Car Ghost Rider est un poulain de l’écurie Marvel, l’éditeur des fameux "comics", des BD-feuilletons imprimées sur papier journal, disponibles chaque mois en kiosque. Sur l’étagère, il se range à côté de Daredevil, donc, mais aussi d’illustres ancêtres tels Batman, Superman, Hulk et Les 4 Fantastiques.
La particularité de Ghost, c’est sa monture, un splendide chopper Harley qui, le soir venu, se transforme en méchant bobber de feu et d’acier. Car le pauvre Johnny Blaze, en signant de son sang un contrat avec le démon, s’est pris un mauvais sort en plein casque : quand le soleil disparaît derrière l’horizon de l’Ouest lointain, sa tête prend feu comme une allumette et se consume jusqu’au petit jour.
Bardé de sa chaîne d’antivol, il arpente les rues glauques sur son bitza au V-twin pétaradant l’enfer, à la poursuite du fils de Méphisto, car il y a chaud baston du mauvais côté du ciel, où le fils du diable cherche à prendre le pouvoir. Au passage, Ghost, qui lutte sans cesse contre la malédiction l’ayant atteint car il n’a pas cessé d’être bon au plus profond de lui, élimine les méchants délinquants bien plus efficacement qu’une équipe de flics à la mode Sarko.
Les bons, les brutes et les Hell’s...
Les images de Ghost Rider se succèdent dans une ambiance gothique maquillée de noir et flammes à souhait. Ça frappe les esprits comme un cauchemar peuplé de chauve-souris. Mais le propos est simpliste. Le bien triomphe du mal, la conquête de l’Ouest par les courageux pionniers fut un bienfait pour l’humanité. C’est manichéen comme un discours de George Bush.
Côté bécane, on est bluffé au début par les cabrioles en Buell à flammes. L’ambiance seventies, les cascades de fête foraine sont réussies. Du coup, on attendait mieux par la suite. À l’issue du générique de fin, il ne reste en mémoire qu’une poursuite plutôt drôle sur l’autoroute et la chevauchée commune d’un bobber et d’un cheval de feu. C’est d’autant plus maigre que le monde motard est résumé à un repère de bikers que même les Hell’s auraient carbonisé depuis longtemps.
Seule vraie surprise, finalement, Peter Fonda en incarnation du diable. Oui, Captain America, le héro supershooté de « Easy Rider » revient comme un clin d’œil. Lui qui pratique toujours le deux-roues à moteur est crédible dans le rôle de Méphisto.
Ce qui n’est pas le cas de Nicolas Cage, un foutrement bon acteur d’ordinaire, qui se fourvoie dans le costard cousu cuir de Johnny Blaze.
« Ghost Rider » est dans la lignée de ces films de studio hollywoodiens à grand spectacle destinés à ratisser large. Les ados fans de bruit et de fureur, comme bon nombre de motards, se délecteront de l’ambiance heavy metal.
Mais il est dommage que le réalisateur n’ait pas réussi à verser dans le second degré. Un humour plus tranché aurait certainement sauvé l’adaptation de ce "comics" américain.
Nicolas Grumel - 18/02/2007
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