Équivalence permis B/permis Al (125 cm3) : Tout automobiliste qui, ayant obtenu son permis depuis le 1er janvier 2007, désire s’adonner aux joies du 125 cm3 devra se soumettre à trois heures de formation. Le mouvement FFMC émet quelques réserves, mais se félicite d’une mesure à but préventif.
Depuis le 1er janvier 2007, tout nouveau détenteur du permis auto désirant conduire un 125 cm3 doit passer par une formation spécifique. Le mouvement FFMC salue une mesure qui va dans le sens de la prévention, mais en regrette l’approche minimaliste, comme l’aspect obligatoire de la formation.
Après avoir eu une mobilette, je suis passé à la 125. Comme je connaissais déjà le maniement du 2 roues (passage de vitesses, freinage...) je me suis dit qu’une formation ne serait pas nécessaire. En fait la 125 est même par de nombreux points plus rassurante qu’un 50cm3 : meilleure accélération, (...)
Accidentologie 2RM en hausse : question d’interprétation
La décision de rendre obligatoire une formation à la conduite d’un 125 pour les automobilistes a, notamment, été prise en raison de l’augmentation du nombre d’accidents de 2RM. Selon l’ONISR (Observatoire national interministériel de sécurité routière), à l’échelle nationale, les usagers de 2RM représentent 0,8 % du trafic, mais 16,8 % des victimes. Le nombre de morts a augmenté de 1,6 % entre 2004 et 2005.
Précisons toutefois que si les accidents suivent une pente ascendante, leur nombre est inversement proportionnel à celui des nouveaux pratiquants de 2RM.
Pour exemple, Paris est la ville où l’augmentation du parc de 2RM est la plus significative. Elle atteint 14 % sur les onze premiers mois de l’année 2006 (soit environ 5.200 machines supplémentaires), alors que la hausse des accidents de 2RM est de 9,6 %. En termes de chiffres bruts, les sinistres sont bien en hausse par rapport à 2005, mais rapportés au parc roulant, ils s’avèrent en baisse (voir aussi motomag.com du 13/12/06). Ce qui n’empêche pas la préfecture de police de Paris de promettre d’être plus « offensive » envers les conducteurs de 2RM (voir "Moto à Paris : l’offensive de la préfecture de police").
La formation obligatoire en détails
L’équivalence entre le permis auto (B) et le permis motocyclette légère (Al) a été restaurée en 1996. Tout automobiliste possesseur de son permis, depuis deux ans au minimum, pouvait jusqu’ici conduire un 125 cm3 de 11 kW maxi (15 ch) sans aucune formalité.
En septembre 2006, pour les titulaires du permis B obtenu à partir du 1er janvier 2007, l’État annonçait la création d’une formation obligatoire de type BSR (brevet de sécurité routière), d’une durée minimum de trois heures (voir motomag.com du 19/09/06). La décision a été officialisée par un décret du 23 décembre 2006, publié au Journal officiel le 31 du même mois.
Les deux ans de titularisation du permis B restent de rigueur pour conduire un 125. Ceux qui auraient passé l’examen au 1er janvier 2007 ne pourront donc passer à la motocyclette légère ou au scooter (125 cm3) qu’à partir du 1er janvier 2009. Gare aux impatients qui seraient tentés de passer outre. L’infraction sera passible d’un retrait de trois points du permis de conduire et d’une amende de 4e classe (135 euros).
Enfin, précisons que les candidats ayant obtenu leur permis jusqu’au 31 décembre 2006 ne sont pas concernés par la formation obligatoire. Reste que s’ils n’ont jamais conduit de 2RM, le bon sens devrait leur dicter de prendre l’initiative de se former.
Le site de l’AFDM (Association de formation des motards)
Le site de l’AMDM (Assurance mutuelle des motards)
Le site de la FFMC (Fédération française des motards en colère)
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« La formation pratique sera dispensée dans une école de conduite agréée ou une association agréée, par un enseignant qualifié pour la conduite des deux-roues motorisés », précise la Sécurité routière. Cette formation n’est pas sanctionnée par un examen ; une simple attestation de suivi sera délivrée par l’école de conduite. Le candidat se rendra ensuite à la préfecture pour faire inscrire, sur son permis, l’autorisation de conduire un 125.

Une mesure imposée par la conjoncture
L’engouement des automobilistes pour le 125 est grandissant, essentiellement en agglomération. Le parc de deux-roues motorisés (2RM) est donc en pleine explosion. Ce qui influe mathématiquement sur l’accidentologie. La Sécurité routière explique que, « en raison de l’absence de formation spécifique, ces conducteurs (non titulaires d’un permis moto, NDLR) sont plus exposés au risque d’accident de la route pendant leurs premiers temps de conduite ». Le 6 juillet 2006, le CISR (Comité interministériel de sécurité routière) a donc « décidé de rendre obligatoire une formation d’une durée minimale de trois heures ».
« Une démarche volontaire et incitative, notamment par le biais des assurances, eut été préférable à l’obligation », estime-t-on à la Fédération française des motards en colère (FFMC). Parallèlement, l’association de motards regrette l’aspect minimaliste de la mesure. Gageons que, même s’ils peuvent en effectuer davantage, la plupart des candidats se limiteront aux trois heures de formation imposées. Un tarif abordable, pour une formation de qualité, pourrait les pousser à opter pour un stage d’une durée plus adaptée pour apprendre à manier un 2RM.

Le mouvement FFMC, un pionnier de la prévention
Du côté de l’AFDM (Association de formation des motards), les automobilistes se voient proposer, depuis le retour de l’équivalence permis B/Al, de se former à la conduite d’un 2RM. Cette « prise en mains », d’une durée de 10 heures, est dispensée par le réseau des auto-écoles agréées AFDM.
Bruno Vérité, coordinateur de l’AFDM, reste réservé quant à la durée de la formation imposée : « Déjà, avec notre formule, on estime que l’automobiliste est à peine autonome, explique-t-il. Avec aussi peu d’heures, il y a un risque de voir des usagers ne pas être conscients des risques, et croire qu’ils savent conduire. » De plus, le contenu de la formation n’est pas défini et devrait rester à l’appréciation des moto-écoles. Le meilleur comme le pire peuvent donc être attendus.
L’Assurance mutuelle des motards (AMDM), elle, est relativement confiante. Elle se veut surtout rassurante quant à l’accidentologie des usagers de la route ici concernés. Elle précise que « l’accidentologie des "moto mobilistes" en 125cc reste modérée. Statistiquement, cette catégorie n’est pas plus accidentogène que les autres usagers de deux-roues à moteur ».
En un quart de siècle d’existence, le mouvement FFMC n’a cessé de proposer des solutions pragmatiques aux gouvernements qui se sont succédé. Ceux-ci ont quasiment toujours préféré « l’outil répressif, nettement plus lucratif », plutôt que de pallier le déficit de formation à la conduite. Aujourd’hui, malgré les réserves qu’elle émet, la FFMC ne peut que se féliciter de l’avancée en matière de prévention incarnée par la formation désormais imposée.
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Grégoire Acerra - 05/01/2007
Fin février 2012, la Sécurité routière remettra sa feuille de route sur la mise en place des limiteurs s’adaptant à la vitesse autorisée (Lavia) à Nicolas Sarkozy. Un mois avant la remise de ce rapport, la polémique gronde déjà...
On le redoutait, et on avait raison : l’obligation de porter un brassard rétro-réfléchissant est annoncée, ce 4 janvier par le ministre de l’Intérieur. Un arrêté daté du 3 janvier 2012 précise que son port sera obligatoire pour les conducteurs de 2-roues à moteur à partir du 1er janvier 2013.
C’est en ces termes que l’antenne de la Fédération française des motards en colère (FFMC) de la Nièvre titre son dernier communiqué de presse, en date du 23 novembre 2011. Les militants ont souhaité réagir face au mauvais traitement dont les motards accidentés font souvent l’objet dans les médias locaux et de la part des pouvoirs publics.
Le brassard fluo obligatoire dès le 1er janvier 2012 ! C’est ce qu’annonçait le dossier de presse sur la sécurité routière, publié le 30 novembre par l’Élysée… Le monsieur SR du gouvernement, Jean-Luc Névache, a rectifié le tir, le lendemain sur le stand de la FFMC au salon de la moto.
Les motards du Vaucluse se sont donnés rendez-vous à Cavaillon, le samedi 29 octobre, à l’appel de la FFMC 84 pour des opérations coup de poing contre des radars automatiques, symboles de la politique spectacle en matière de sécurité routière.