Stéphane Clair, l’un des organisateurs du rallye de Tunisie et du Shamrock au Maroc nous donne son point de vue sur le sponsoring en ces temps de crise.
Croisé à l’occasion des JPMS (Journées des professionnels de la moto et du scooter) de Lyon, du 8 au 10 février 2009, dont il est co-organisateur, le patron de NPO Stéphane Clair laisse filtrer quelques inquiétudes quant aux retombées de la crise.
Au milieu des pilotes cherchant désespérément un guidon et autres team managers glanant quelques partenariats en échange d’un bandeau publicitaire sur leur machine, l’organisateur des Rallyes de Tunisie et du Maroc sent lui aussi le vent tourner. Mais son credo peut se résumer ainsi : « On fait le gros dos en attendant que l’orage passe… »
Motomag.com : En tant qu’organisateur de rallye-raids, comment abordez vous cette saison 2009 compte tenu du marasme économique ?
Stéphane Clair : « Pour la saison 2009, à notre grand étonnement nous n’avons pas rencontré de problèmes particulier pour boucler les épreuves. A NPO, on a une politique un peu différente des autres acteurs du sports moto : en plus de proposer de la visibilité sur les machines pour les annonceurs, nous produisons notre propre image lors des étapes. Cela nous permet de proposer des images où les marques sont bien mises en valeur, ce que ne filment pas forcément les journalistes. De plus, on a la chance de travailler dans le domaine du rallye-raid, qui reste synonyme de voyage, d’évasion et de belles images, autant de valeurs dont les médias sont friands. »
On peut imaginer des épruves avec des "monotypes", un peu comme le tour de France à la voile. Imaginons une moto d’environ 200 ou 300 cm3, construite par un seul fabriquant, délivrée à plusieurs équipes, qui n’ont de liberté que dans les réglages, avec donc une "jauge" sévère avant la compétition, on (...)
Motomag .com : Certes, mais à part NT1 qui s’apprête à diffuser les courses de Motogp et le Dakar, peu de discipline moto réussissent à faire parler d’elles dans les médias...
Stéphane Clair : « On rencontre plusieurs obstacles au développement des sports mécaniques dans les médias. Tout d’abord, il est extrêmement difficile de trouver des partenaires en dehors du monde de la moto. Il faut qu’on arrive à sortir de cette économie de niche, faire comprendre aux annonceurs que le public motard est avant tout un public de consommateur. Plusieurs pays européens diffusent des sports motos aux heures de grande écoute, alors qu’en France, le motogp n’est toujours pas diffusé sur une chaîne hertzienne. Je reste convaincu que l’on peut dépasser notre public de passionnés, en passant par des médias généralistes notamment. Il y a encore beaucoup de travail à faire de ce coté là. »
Motomag.com : Plusieurs disciplines sont en train de se restructurer autour de la notion de réduction des coûts, notamment le motogp . Certains teams officiels se retirent de la compétition comme Mitsubishi qui arrête le rallye raid.... Est-ce que tout cela ne vous fait pas peur ?
Stéphane Clair : « Il est certain qu’on redoute le moment où les équipes autant que les annonceurs vont se retirer de la compétition. Ces dernières années, on a connu une course à l’armement qui a fait exploser les budgets, réduisant considérablement le nombre d’entreprises capables de suivre financièrement. Pour endiguer le phénomène, certaines organisations modifient leurs règlements, en imposant un moteur par course par exemple. Nous, on préfère favoriser les pilotes amateurs, qui forment les ¾ de nos engagés, en permettant aux passionnés qui viennent en camping-car de courir aux cotés des pilotes professionnels. Les formules « clés en mains », où le pilote ne gère ni la préparation de la machine ni les problèmes d’assistances me semblent être un bon compromis. Cela va entraîner des changements dans l’organisation, dans le tracé des étapes et dans le suivi des pilotes non chevronnés. A nous de savoir trouver les bons compromis. » Pour l’instant, on fait le gros dos, en attendant que l’orage passe. On est inquiet, mais les beaux jours vont forcément revenir. Les pilotes, les teams doivent y croire pour continuer à avancer. »
Pascal Percie du Sert - 16/02/2009
Ils sont deux frères originaires de la région de Reims qui participent au championnat du monde de side-car cross. Baptiste, le pilote, a 23 ans, et Julien, le passager, 28 ans. Interview.
Venu de la ville russe d’Irbit, où l’on fabrique les sides Ural, Evgueny Scherbinin est le pilote du WSP/KTM n°30. Son papa, Sergeï, était un grand champion, qui a marqué l’histoire de cette discipline : il a été dix fois couronné dans son pays.
Devenir mécanicien au sein d’un team prestigieux de MotoGP n’est plus un rêve pour Cédric Leprael, 45 ans, Cherbourgeois d’origine (Manche). Pendant neuf ans, il a fait partie de l’un des plus prestigieux d’entre eux : Le HRC (Honda Racing Team).
Même en étant novice on peut participer à un rallye routier, c’est ce qu’a voulu démontré Guillaume Llinares, qui a pris le départ du rallye de l’Ain les 6 et 7 juin.
Catline Brossard est un team manager qui détonne dans le paddock du Superbike France . Elle fait rouler Ornella Ongaro. Celle qui bat les hommes à la régulière.