Dans l’affaire du Moto Club de Goult, Jacques Bolle monte au crénau. Le président de la FFM annonce qu’il va interpeller le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, pour faire le point sur les responsabilités des représentants de l’Etat quand au déroulement de ce surprenant week-end.
Petit rappel des faits :
Le Moto Club de Goult (Vaucluse) organise une épreuve dans le cadre du Championnat de Provence endurance tout-terrain pour le 21 et 22 novembre dernier. Il reçoit un avis favorable de la commission départementale de sécurité routière.
Mais à seulement trois jours du début de l’épreuve, la préfecture fait part de son refus invoquant des problèmes de sécurité et de dépôt tardif. Le tribunal de Nimes, saisi en référé, donne raison au Moto Club et suspend cette décision.
La préfecture doit se prononcer de nouveau sur le problème avant le samedi matin. Silence totale de la part des préfecture et sous-préfecture.
Le Moto Club se voit obligé d’organiser l’épreuve sans spectateur : un véritable trou financier pour les organisateurs.
C’est la goutte d’eau qui fait déborder le Bolle. Le président de la FFM intervient via communiqué : « le dossier du Moto Club de Goult est emblématique car il met en exergue les difficultés auxquelles sont confrontées quotidiennement les associations de sports mécaniques pour organiser leurs activités. »
Il n’y a que la moto qui est visée, l’an dernier le rallye des Garrigues interdit aux spectateurs (qq uns malgré tout) alors que pour le rallye des Cevennes auto des milliers de spectateurs placés n’importe ou avec pour 20% un degré d’alcoolémie élevé sans parler des pétards à gogo, mais là c’est (...)
Il va donc interpeller le ministre de l’interieur, Brice Hortefeux, pour connaître la position des représentants de l’Etat dans le Vaucluse « qui ne tiennent pas compte de l’avis favorable rendu par une Commission ad hoc et qui utilisent des motivations dont le fondement est discutable pour interdire une manifestation sportive. »
Pour ne rien arranger, le Moto Club de Goult vient de recevoir un arrêté refusant de ré-homologuer son circuit.
Reste à savoir si le ministre va tendre l’oreille et répondre aux questionnements de la fédération sportive.
Fabien Navetat - 25/11/2009
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