La gamme traditionnelle à moteur thermique sera conservée et retravaillée, avec une dynamique audacieuse. Nous prévoyons de développer un ou plusieurs modèles dans les trois prochaines années, ainsi qu’une nouvelle architecture moteur. Imaginons un 4-cylindres, un 800 cm3… Les normes antipollution Euro 4 en 2012 nous obligeront de toutes façons à chercher dans cette voie. Mais la nouveauté, c’est qu’on s’associe avec Tracetel, entreprise basée dans les Yvelines, spécialisée dans les nouveaux modes de mobilité.

Ils développent des bornes d’alimentation électrique, fournissent des réseaux de location de vélo type Vélib’. Nous envisageons de créer une division spécialisée dans la création de 2, 3 et 4-roues hybrides électrique-thermique, ou tout électrique. Cela permettra de sortir Voxan de la sphère moto et de lui procurer d’autres perspectives d’évolution. Tracetel ouvrira la marque au marché des flottes administratives et industrielles.

Prévoyez-vous de conserver les emplois et l’entreprise à Issoire (63) ?

Nous prévoyons de conserver dix emplois, et de transférer l’entreprise au technopole d’Issoire. Cela fera un pont entre le technopole de Magny-Cours, où est basée Sodemo, et celui d’Issoire. Nous arrivons avec une offre basse en termes d’investissement financier, mais parions sur l’opportunité de développer la marque vers des marchés porteurs. Nous n’avons pas la science infuse et commettrons certainement des erreurs, mais il faut y aller et sauver la moto française !

Il reste à persuader le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand de l’intérêt de ce projet. Il en va de la pérennité d’une entreprise locale employant 10 salariés, et de l’avenir de la moto française. La décision du tribunal sera connue dans les prochains jours.

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