Le 20 novembre était un grand jour dans les bureaux de la Sécurité routière. C’était un dimanche pourtant, mais il fallait annoncer trois nouvelles sanctions visant les conducteurs sur le réseau routier français.

Avec l’obligation du port des gants pour les deux-roues motorisés, deux autres idées, qui avaient germé lors du CISR du 2 octobre 2015 (voir : CISR : gants et contrôle technique lors de la revente d’une moto obligatoires), se matérialisent : on durcit le ton pour les grands excès de vitesse, mais aussi contre les usagers qui circulent avec un faux permis.

Grands excès : même punition pour tous
Les grands excès de vitesse (vitesse dépassant de 50 km/h celle autorisée), sont dans la ligne de mire des autorités. Si un véhicule est contrôlé dans cette configuration, policiers et gendarmes ont désormais la possibilité de l’immobiliser et de le placer en fourrière immédiatement.

Une punition jusque là réservée aux récidivistes, et qui s’applique maintenant dès la première infraction constatée. Le véhicule est placé en fourrière pour une durée maximale de 7 jours, le temps de la procédure administrative.

Ensuite, le procureur décide s’il peut être restitué. En attendant, c’est le conducteur qui paie la fourrière, en plus du risque d’une amende de 1 500 €, de la perte de 6 points sur le permis de conduire, de voir sont permis suspendu pendant 3 ans et même de subir la confiscation définitive de son véhicule.

Faux permis
La deuxième infraction concerne les usagers de la route avec un faux permis. Auparavant, ils étaient poursuivis pour faux et usage de faux, risquaient une amende de 45 000 € et 3 ans d’emprisonnement. Le gouvernement crée un délit spécifique sur cette pratique. Les tricheurs risquent désormais 75 000 € d’amende et cinq ans d’emprisonnement.

Un arsenal répressif destiné à traquer les go fast ? Certes, ce n’est pas de la sécurité routière. Mais rappelons que la Sécurité routière est une direction du ministère de l’Intérieur…

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