Entregent.
Derrière tout cela un homme, Daniel Orgeval. Cet inspecteur départemental de sécurité routière (IDSR), ex-collaborateur d’un fabricant de radars, créateur du musée technique du contrôle routier (sic !) à Mennecy (Essonne) et surtout chargé de mission chez Contralco, a réussi à convaincre les fonctionnaires de la Sécurité Routière, certains députés, mais aussi l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant et l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy (pas moins !), de l’utilité de cette mesure.

Pas de remise en cause.
L’obligation fut annoncée en novembre 2011 par Sarko, puis entérinée par décret le 28 février 2012. Le gouvernement Hollande aurait eu tout loisir d’en faire de la charpie. Mais voilà, la nouvelle équipe à la tête de l’Etat semble se positionner sur la même ligne répressive que l’ancienne. A moins que, croulant sous les dossiers urgents, elle n’ait pas pris la mesure de l’aberration de cette obligation, présentée comme une disposition préventive...

La répression ne souffle pas.
Résultat, à partir du 1er juillet, nous motards, comme les automobilistes, devrons nous équiper de deux éthylotests, sans réellement savoir où les mettre sur nos engins. « Mais dans les poches du blouson, voyons », nous ont rétorqué les fonctionnaires dédaigneux de la Sécurité Routière. Pendant ce temps, le taux d’alcoolémie reste à 0,5, sans que personne ne se demande pourquoi on ne le descend pas à 0, ce qui simplifierait beaucoup les choses. Pourquoi ? Mais à cause d’un autre lobby, celui du monde viticole. Décidément, dans ce pays, la Sécurité Routière demeure une affaire de discussions feutrées dans les couloirs ministériels. L’avis des conducteurs, lui, reste enfermé dehors…

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