Longtemps montrées du doigt pour leur niveau d’émissions polluantes, les deux roues motorisés (de plus de 125) répondent désormais aux exigences de la norme Euro 3 et sont rattrapent peu à peu leur retard sur les automobiles.
Les futures normes Euro 3 « seconde génération » risquent même de les propulser comme les bons élèves de la circulation urbaine, grâce aussi à leur faible niveau d’émission de CO2 – gaz contributif à l’effet de serre - à leur capacité naturelle à fluidifier le trafic.
Bertrand-Louis Ducreux, ingénieur transport en charge du deux-roues à l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) définit les trois composants polluants rejeté par les pots d’échappement : le CO (monoxyde de carbone), le Hc (Hydrocarbure imbrûlé) et le NOx (oxyde d’azote).
Meme en etant motard, ca me fait mal de me dire que mon Bandit 1200S bouffe 7 litres au cent en roulant cool alors qu’a la base ca pese 250kg, et c’est essentiellement un moyen de transport monopersonnel. Alors certes, une moto "fluidifie" le trafic mais c’est bien la seule contribution positive a (...)
Nos conseils pratiques pour se protéger de la pollution
Les efforts ont principalement porté sur le CO (toxique à fort niveau d’ingestion) qui est passé de 13 g/km (en 99) à 2 g/km aujourd’hui ! Le HC, quant à lui, résulte d’une mauvaise combustion. Depuis l’injection électronique généralisée sur les motos, ls ont également beaucoup baissé (jusqu’à 75%).
Le Nox, enfin, gaz irritant qui atteint les voies respiratoires et dont les émanations proviennent essentiellement des moteurs diesels représente un polluant critique dont les concentrations ne parviennent toujours pas à baisser dans nos villes, mais là aussi les motos répondant à la norme Euro 3 participent pour une part minime au rejet de ce type de polluant.
Mais le point fort du deux-roues reste le CO2. Sur ce plan, Bertrand-Louis Ducreux confirme que la moto est mieux placée que les voitures. Ainsi une grosse cylindrée en émet en moyenne 130 g/km, l’équivalent d’une petite urbaine à 4 roues. Quant au 125, ils ne dépassent pas 80 g/km.
Ceci dit, dans l’avenir les efforts porteront encore davantage sur la réduction des émissions, aussi peut-on se poser la question des futures technologies de propulsion.
Aujourd’hui encore le débat est ouvert entre la pile à combustible (au coût prohibitif) et le tout électrique (nouvelle capacité des batteries, mais quid du recyclage ?), ou encore la solution hybride déjà représentée sur ce Mondial du deux-roues.
Philippe Pinard - 05/10/2007
Les premiers décrets tombent pour imposer les Zapa dans plusieurs villes tests. Interdisant les motos et scooters anciens dans les centres villes. Grenoble fait partie des villes concernées. La FFMC locale suit le dossier de près et s’oppose à l’expérimentation… et en découvre de biens belles !
La circulation inter-files, vous pratiquez depuis des années ? Eh bien le gouvernement, lui, met des années à envisager la légalisation de cette pratique sur les voies urbaines. Du coup, les tenants de la sécurité routière, risquent de ne jamais voir le résultat de leur travail...
C’est parti ! Deux décrets concernant le projet Zapa (zones d’aménagement prioritaires pour l’air) ont été publiés le 20 février dernier. À la clé, des interdictions de circulation dans certaines villes pour les véhicules les plus polluants, dont les deux-roues motorisés d’avant 2004. Restons mobilisés !
L’autorisation de la circulation interfiles revient dans l’actualité, relancée par des propos positifs du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, le 10 novembre. Attention, cette autorisation, si elle intervient, ne sera pas sans contrepartie…
Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, était auditionné, le 12 octobre à 17h30, par la mission d’information parlementaire sur les accidents de la route. Surprise, il a indiqué que la circulation interfiles des motards méritait d’être regardée avec intérêt.