Machines à flashes, machines à cash les radars « mobiles mobiles » ! Depuis que ces dispositifs embarqués dans un véhicule banalisé (Renault Megane, Peugeot 208 et maintenant Citroën Berlingo) sont capables de contrôler à contre-sens, ils deviennent le dispositif de radar automatique le plus efficace, derrière les cabines discriminantes.

L’hebdomadaire Auto Plus a révélé, dans son édition du 20 juin, que les 58 Peugeot 208 et 61 Renault Megane avaient flashé 450.000 véhicules depuis mars 2013, en peu plus d’un an, donc.

Chaque véhicule attrape quotidiennement 17 automobilistes. C’est le type de radar le plus efficace après les discriminants (37 véhicules/jour), et devant les hibou (15 véhicules/jour).

Et voici le top 10 des départements où ces voitures banalisées flashent le plus :

Département Nombre de flashs
1- Paris 33 906
2- Loiret 20 216
3- Yvelines 20 195
4- Bouches-du-Rhône 19 628
5- Pas-de-Calais 18 347
6- Essonne 18 194
7- Bas-Rhin 18 120
8- Haute-Garonne 17 400
9- Val-d’Oise 15 365
10- Nord 14 800

(source : Auto Plus)

Inacceptabilité sociale
L’apparition de ces radars invisibles, dont la présence n’est pas précédée d’un panneau, irrite les conducteurs. Le 27 juin, Auto Plus et RTL publiaient un sondage réalisé par Harris : 64,5 % des Français estiment que les radars automatiques répondent aujourd’hui à l’objectif de finances publiques, en contribuant à accroître les rentrées fiscales de l’Etat.

Selon 53,1 % des personnes interrogées, l’apparition des radars « mobiles mobiles » est une mauvaise chose. L’exaspération se lit à l’aune de la perte de points, mais aussi du montant des amendes générées par le système.

Pièges
Les Français ne sont donc plus qu’un tiers à penser que les radars automatiques répondent à un objectif de sécurité routière. En cause, sans doute, la rage d’être régulièrement flashé pour quelques kilomètres heure de trop. Après l’épisode affligeant de la suppression des panneaux indicateurs, en 2011, les radars « mobiles mobiles » sont plus considérés comme des pièges que comme des outils incitant les conducteurs à lever le pied.

Non à la répression aveugle !
Les Français en ont ras-le-bol, et demandent une autre politique de sécurité routière. Le ministre de l’Intérieur semble l’avoir entendu, en faisant en sorte d’éteindre le feu qui couvait, avec la perspective de réduction de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire. Mais nos compatriotes en veulent plus : ils demandent de la pédagogie et de la formation, pas de la répression aveugle et automatique. A bon entendeur…

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