Lieu du crime

Sans surprise, c’est dans les grandes agglomérations que l’on constate la majorité des vols. Paris en premier, où 14,2 % des 395 vols étudiés se sont produits ; plus de 41,5 % si l’on s’étend sur toute l’île-de-France. Plus généralement, les zones urbaines sont les lieux des délits dans 89,6 %

Et, pour 49 % des cas, les motos ont été volées sur la voie publique. Le reste se déroule dans les box collectifs (27,6 %) et dans les parkings (22%). Le bike-jacking est quant à lui rarissime chez les sondés, puisque seulement 5 cas ont été signalés.

Méthode de vol et de lutte

Peu de bike-jacking donc. L’enlèvement reste la méthode la plus souvent utilisée. Les voleurs placent le deux-roues sur des planches à roulettes avant de charger dans un camion (d’où l’utilité d’attacher sa monture à un point fixe !).

Les motards tiennent à leur moto. Aussi sont-ils une grande majorité à se protéger contre le vol : 78,7 % des sondés utilisent, au minimum, un antivol mécanique. Mais cela ne suffit pas : dans les 3/4 des vols, la moto était équipée d’un tel système, et dans 40 % des cas, les antivols mécaniques étaient secondés d’un autre dispositif (gravage, « neiman » ou clef codée).

Une de perdue...

Les machines volées sont rarement retrouvées. Dans près de 40 % des cas, le deux-roues il disparaît à jamais, et quand on remet la main dessus, il est endommagé dans 85 % des cas. Le motard, lui, porte plainte dans 94,4 % des cas. Une démarche incontournable pour éviter par exemple d’être accusé à tort d’infraction du Code de la route.

Le vol, une obsession ?

17 % des sondés ont déjà été victimes de vol. Mais la crainte joue peu lors de l’achat d’un deux-roues. Plus de 75 % des véhicules ont été achetés sans prendre en compte ni la cotisation contre le vol ni le fait que le deux-roues soit plus ou moins volé. Aussi peut-on dire que le motard, même s’il est vigilant, n’est pas obsédé par le vol, peu importe l’affection qu’il porte à sa monture.

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