Motomag.com : Philippe, combien ça coûte organiser un relais comme celui-ci et qui vous aide ?
Philippe Leduncq : Ce n’est certainement pas l’État qui nous soutient ! En fait, il faut se débrouiller tout seul pour trouver un budget global d’environ 30.000 euros. Il y a des concessionnaires locaux comme LVM Moto, JLM Moto Pièces ou Clinic Moto, de petites entreprises comme Galeos Expertise, des groupes comme Calberson Geodis ou encore la Sanef. Mais il y a surtout le Conseil Général de la Somme et le bénévolat des membres FFMC 80.

Pourquoi « surtout le Conseil Général » ? Ce sont eux qui donnent le plus d’argent ?
Ce n’est pas une question d’argent. Si je tiens à souligner la collaboration avec le Conseil Général de la Somme, c’est surtout à cause du travail que l’on peut faire ensemble tout au long de l’année. Ils nous soutiennent, on met en place des actions concrètes en faveur des motards, ils profitent de notre expérience et… ils sont bien contents de ne pas nous avoir sur le dos !

Tu préconises donc une plus grande collaboration entre les antennes locales FFMC et les collectivités territoriales ?
Bien sûr, on ne peut plus gérer une antenne comme on le faisait il y a 30 ans en arrière ! Les temps ont changé, il y a eu un transfert de compétences au niveau local et s’il faut toujours se battre au niveau national, rien ne nous empêche d’être plus participatifs sur le plan local. Il faudra certainement inventer et construire cette participation, mais cela me paraît indispensable.

Un petit mot sur l’Enduro du Touquet…
C’est une très grande course populaire, capable d’attirer plusieurs centaines de milliers de motards. Le parcours a été raccourci et il n’y a plus les grandes dunes, il y a beaucoup de restrictions maintenant… Mais cela reste un rendez-vous important pour tous les motards du Nord de la France.

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