Le demi-tour fait partie de ces manœuvres a priori anodines qui peuvent en fait s’avérer très dangereuses. Dextérité et vigilance s’imposent donc. Suivez le guide…
Le versant mathématique de l’analyse d’un demi-tour à deux-roues est implacable. Si la manœuvre dure environ 5 secondes, les véhicules circulant sur la même route parcourent environ 150 mètres (à 90/100 km/h) durant ce laps de temps, et ce dans les deux sens de circulation.
Mieux vaut faire quelques centaines de mètres de plus, voire deux ou trois kilomètres, plutôt que de se mettre en péril en réalisant le demi-tour à la va-vite dans une zone inadaptée.
(Dessin 1) Pour être sûr qu’aucun véhicule ne survient pendant la manœuvre, il s’agit de trouver une zone garantissant une visibilité au moins égale à 300 mètres (150 de chaque côté).
Il faut donc bannir les entrées et sorties de virages, les abords de côtes, les zones urbanisées ou à l’ombre des arbres, et les recoins d’un bâtiment.
mon post intervient bien après les autres mais bon, vieux motard que jamais et ce dicton s’applique ici en cas de demi tour si vraiment on veut rester vieux. Donc pour le demi tour, il ne faut pas négliger le regard. Serrer à droite bien sur ou à gauche tout dépend de l’endroit où vous vous trouvez, (...)
À RETENIR...
Ne choisir qu’une zone à la visibilité parfaite et suffisante dans les deux sens (2 x 150 mètres).
Éviter de réaliser la manœuvre en pleine chaussée.
Trouver une zone de dégagement sur le bas-côté du sens de circulation.
(Dessin 2) Mieux vaut éviter de faire demi-tour en pleine chaussée, surtout si l’on ne maîtrise pas bien le rayon de braquage de la machine. Se retrouver coincé de l’autre côté et devoir reculer est très dangereux.
(Dessin 3) L’idéal est de trouver une zone de dégagement sur le bas-côté correspondant au sens de circulation (parking, aire de repos, station-service, intersection...).
L’objectif est de traverser la chaussée après avoir pu contrôler l’absence de véhicule simultanément à gauche et à droite. En effet, le contrôle visuel à l’avant puis à l’arrière se révèle beaucoup moins fiable, car plus long à réaliser correctement.
Le carrefour entre la route empruntée et une route secondaire peut faire l’affaire, à condition d’avoir le champ libre pour réaliser la manœuvre sans se faire surprendre par un autre usager qui s’engage ou quitte la route choisie.
Tous ces critères sont d’autant plus importants pour des motards en groupe qu’ils doivent réaliser la manœuvre à tour de rôle.
Dans ce cas, la zone de visibilité sera la plus étendue possible, et l’aire de dégagement choisie assez vaste pour accueillir tous les membres du groupe. Le joker, c’est de dénicher un rond-point qui facilitera grandement l’affaire !
Jeff Copin - 14/08/2010
Frigorifié, le motard est très vulnérable car ses aptitudes à la conduite sont considérablement altérées. Quelques astuces pour mieux résister…
Certaines portions de chaussée sont plus exposées au phénomène de glissance que d’autres. Délicat en moto. Apprendre à les repérer permet de traverser la saison froide sans dommages.
Aborder et circuler en moto sur une chaussée en travaux requiert des précautions. Ouvriers, engins et chaussées défoncées représentent des dangers différents. Astuces pour négocier l’obstacle sans y laisser de plumes.
L’hiver entraîne des conditions de circulation particulières, surtout pour les motards. Même si le réseau routier est surveillé, les conditions météorologiques et les mesures de viabilisation mises en œuvre varient d’une route à l’autre. Rappel des précautions à prendre en deux-roues.
L’alimentation est source de nombreux préjugés, notamment lorsqu’il s’agit de savoir quels sont les meilleurs plats et boissons pour affronter l’hiver. Voici quelques repères.