En images

Non, Askoll n’est pas une marque de bière ! C’est le nom de la firme impulsée par Elio Marioni en 1978. L’entreprise italienne a débuté son histoire en déposant un brevet pour une pompe d’aquarium interne, puis a continué son ascension avec la fabrication de moteurs pour petits et gros électroménagers. 40 ans et 1000 brevets plus tard, les voici embarqués dans un tout nouveau projet : « EVA » pour Electrical Vehicule Askoll. Une branche inédite représentant pour l’instant 5 % de l’activité de la marque, mais qui pour le président, s’avère être une suite logique : « Askoll a acquis un grand patrimoine au fil de son existence et de ses nombreuses innovations. Nous maitrisons la fabrication des moteurs électriques alors pour conserver ce savoir-faire, répondre aux problématiques de la mobilité urbaine était une évidence ».

 

 

Des utilisations diversifiées
Partie d’une feuille blanche, la section mobilité électrique d’Askoll comprend aujourd’hui deux gammes : les vélos e-Bikes (eB1, eB2, eBolt, eBpro) et les e-Scooters. Ces derniers sont eux-mêmes divisés en trois branches qui correspondent aux trois secteurs d’activité où souhaite s’implanter la marque. Askoll propose donc les eS1, eS2 et eS3 pour la vente aux particuliers, les réseaux professionnels comme Domino’s Pizza pourront bénéficier des modèles eSpro qui disposent d’un châssis renforcé. Enfin, la firme italienne cherche à s’établir parmi les programmes d’auto-partage des géants Zizag, MiMoto et eCooltra avec l’eS3 Keyless. Un passage à l’électrique qui peut s’avérer intéressant pour les particuliers et les entreprises. En effet le coût combiné de l’achat (3490 € pour l’eS3) et du fonctionnement revient moins cher qu’avec un moteur thermique dès la deuxième année d’utilisation.

Une autonomie suffisante ?
Quand il est question de véhicule électrique, la première interrogation qui se pose concerne la charge des batteries. Les scooters d’Askoll sont étudiés pour une autonomie de 71 à 96 km maximum grâce à ses deux batteries rechargeables. Un chiffre satisfaisant pour Elio Marioni : « Ce sont des deux-roues urbains utilisés souvent comme second véhicule, nous ne recherchons pas la plus grande autonomie. Des études ont montré que le trajet moyen quotidien des citadins représente 19 km. C’est à ce besoin que nous voulons répondre. Avec l’eS3, vous pouvez donc circuler plusieurs jours avant même de penser à le recharger ». Selon le fondateur (ça reste à vérifier), les batteries qui sont assemblées comme l’ensemble des scooters dans l’usine de Dueville peuvent tenir jusqu’à 800 cycles soit 48 000 km avant de commencer à perdre en autonomie.

Des ambitions pour la France
Pour le projet EVA, la France représente un marché extrêmement prometteur. Aujourd’hui, deux enseignes Askoll ont ouvert sur notre territoire à Paris et Grenoble, mais la marque peut aussi compter sur 37 revendeurs disséminés dans l’hexagone. La firme italienne ne cache pas ses ambitions de devenir le leader européen de la mobilité électrique.

 

Un bref essai des scooters électriques Askoll

 

Une fois la visite de l’entreprise et de la chaine de production terminée, il était temps de mettre la main sur l’un de ces scooters électriques. Au choix, l’eSpro, l’eS2 ou l’eS3.
Ne nous voilons pas la face, ce ne sont pas des machines sensationnelles. Essorer la poignée ne vous catapultera pas, mais est-ce cela qu’on leur demande ? Pour un usage en ville ou se rendre facilement d’un point A à un point B, ces scooters répondent à toutes nos attentes. Ils procurent des accélérations franches propres à l’électrique et leurs 2,7 kW ou 3 kW offrent une vitesse maximale approximative de 45 à 70 km/h. Son poids contenu (85 kg) lui permet de rester extrêmement maniable en toute circonstance en gardant un maximum d’autonomie (71 km pour l’eS2 et 96 km pour l’eSPro et l’eS3, en théorie). La seule ombre à ce tableau, dans le cas l’eS3, est l’absence totale de feeling au niveau des freins. Malgré un certain mordant, on a l’impression d’actionner un vieux tambour rouillé… Mis à part ça, les deux roues d’Askoll s’avèrent une alternative tout à fait viable aux scooters de petite cylindrée.

Publicité

Commentaire (0)

Publicité