Le 6 décembre, pour faire face à un pic de pollution qui dure depuis plusieurs jours, la circulation alternée a été mise en place dans Paris et 22 communes alentours (des départements Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). En raison de la persistance de la pollution aux particules et au dioxyde d’azote, seuls les véhicules dont le numéro sur la plaque d’immatriculation est pair peuvent circuler ce mardi.

Les deux-roues motorisés (2RM, motos et scooters) sont concernés également, ce qui déplait fortement à la Fédération française des motards en colère (FFMC).

Fluidité, pas de 2RM diesel…
« La circulation « alternée » lors des pics de pollution est une mesure arbitraire qui ne tient pas compte des spécificités de circulation des 2RM et qui ne distingue pas les motorisations, déplore la FFMC dans un communiqué. Aucun 2RM ne roule au gasoil, n’émet de particules fines, et ce mode de transport économique est reconnu par l’Union Européenne comme un élément favorable à la fluidité du trafic routier. Il est donc aberrant de les soumettre à la circulation alternée ».

Variables d’ajustement
« Avec la situation anticyclonique et les basses températures, l’alerte aux polluants par les micro-particules est lancée en Île-de-France, dans les vallées du Rhône et des Alpes, en Alsace, bref partout où il y a de l’activité industrielle et humaine en besoin de déplacement et de chauffage, les usagers ayant la mauvaise idée de se chauffer en pleine saison froide, poursuit la FFMC.

À nouveau, ce sont les usagers de la route qui servent de variable d’ajustement dans le viseur des purificateurs d’atmosphère et à nouveau, il nous est demandé de nous soumettre à la mesure totalement arbitraire de la circulation alternée. À défaut d’alternative écologique, les Pouvoirs publics imposent l’alternative minéralogique : pair tu roules, impair tu prends le métro ou ton vélo, c’est selon le numéro ».

Que faire, alors ?
Et qu’on ne dise pas que les Motards en colère ne proposent rien : « À la FFMC, nous sommes pour la mise en place du ferroutage pour limiter le fret routier, contre la casse du service public des transports ferroviaires remplacés par des lignes d’autocar low-cost, contre la fermeture des services publics de proximité qui impose un rallongement des déplacements… »

Un 2RM en déplacement péri-urbain, c’est :
- 50 % de taux d’occupation du véhicule avec une seule personne à bord (contre un cinquième pour une voiture),
- des trajets qui prennent 2 à 4 fois moins de temps qu’en voiture ou en transport collectif,
- 4 fois moins de place en encombrement de la voirie qu’une voiture,
- un poids moyen 5 à 6 fois moins élevé qu’une automobile moyenne et qu’un motard en circulation.

Le développement du 2RM constitue une alternative à l’automobile en ville. Donc, une solution idéale contre la congestion des centres urbains, ce que reconnaît l’Union européenne.

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