Essai

Gain de puissance
Sur cette sportive d’entrée de gamme, les modifications apportées sont peu nombreuses : un bras oscillant et un bas de carénage noir, des étriers de frein Brembo monoblocs et un amortisseur de direction, issus de la 1198. Pas de quoi fouetter un chat. Mais... le bicylindre voit sa puissance augmentée. Il gagne en effet 7 chevaux grâce à des arbres à cames offrant 1,5  mm de levée en plus et par le biais d’une compression plus élevée. Et les 140 chevaux ainsi offerts en version libre conviennent bien à cette moto de 196 kg tous pleins faits.

Bête de piste
Et sur la piste ? Pour l’utilisateur respectueux de la loi française, peu à signaler. Bridé à 106 ch, le twin fait de son mieux à partir de 4000 tr/min et plafonne rapidement dès la butée atteinte. Heureusement, cette architecture moteur s’accommode bien de cette contrainte, avec un couple généreux dès le premier tiers du compte-tours.
Côté châssis, la 848 Evo reste exigeante avec une position de conduite ultra-basculée sur l’avant. En ville, les poignets souffrent et l’on ne tarde pas à s’échapper en direction du circuit Carole pour utiliser à plein son potentiel. Là, la belle est un régal à piloter avec un train avant précis et des suspensions privilégiant la rigidité. Enfin, si les anciens étriers de frein n’appelaient aucun reproche, les nouveaux Brembo sont encore plus méchants. Gaffe !

Verdict
En trois ans, le tarif de la 848 n’aura augmenté que de 250 €, ce qui apparaît tout à fait raisonnable.
Ce qui l’est moins, c’est qu’à 14.250 €, elle reste la sportive de moyenne cylindrée la plus chère de la catégorie, sa rivale directe, la Triumph 675 Daytona, certes moins prestigieuse, se monnayant 3000 € de moins… pour des prestations identiques.
Et en ces temps difficiles, cet écart peut peser son poids…

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