Dernière minute : d’après nos confrères du site Lefigaro.fr, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, aurait annoncé ce mardi matin (24 mai) la suspension de la suppression des panneaux annonçant les radars automatiques fixes.

La fronde des députés, qui ont réussi à décrocher ce matin même une « mission parlementaire » sur les mesures liées à la Sécurité Routière proposées par le gouvernement le 11 mai dernier, semble avoir eu raison au moins momentanément, de la suppression des panneaux annonçant les radars.

D’après Lefigaro.fr : « Claude Guéant a reçu mardi matin les deux animateurs du comité de liaison entre le ministère de l’Intérieur et le groupe UMP, Jean-Marc Roubaud (Gard) et Marc Le Fur (Côtes d’Armor). Le ministre leur a indiqué que 36 avertisseurs avaient d’ores et déjà été enlevés et que le retrait ne continuerait que lorsque les radars pédagogiques auront été installés. »

Le site internet poursuit : « Les députés ont demandé au gouvernement de faire la démonstration que l’argent des contraventions ne sert qu’à la sécurité routière pour éviter un sentiment de "racket". Guéant recevra vendredi les fabricants d’avertisseurs dans un esprit d’apaisement. Il leur demandera de fabriquer des outils à vocation pédagogique. »

Par ailleurs, les députés « frondeurs » ont obtenu de François Fillon, le Premier ministre, une mission parlementaire destinée à examiner les mesures liées à la sécurité routière. Mais le Premier ministre n’a, lui, pas envisagé d’arrêter les mesures engagées. D’après Lefigaro.fr, 36 panneaux ont déjà été retirés sur le territoire. Et, la suspension ne serait que temporaire, en attendant les fameux panneaux électroniques « éducatifs » promis par Guéant, qui mesureront la vitesse des véhicules en circulation. Cela n’empêche, sous la pression de tous les usagers qui se mobilisent, le gouvernement tente d’apaiser la situation.

Rappelons que, au départ (en 2003), la pose de ces panneaux était destinée à rendre « pédagogique » le système de contrôle-sanction automatique (CSA). Leur suppression, annoncée le 11 mai, avait comme gros effet négatif d’induire, dans l’imaginaire collectif des conducteurs, que le CSA s’affirmait comme un simple impôt routier.

Toutes les mesures prises par le CISR du 11 mai ne sont pas suspendues pour autant. Par exemple, les motards sont encore sous la menace de porter obligatoirement un gilet jaune, et d’avoir des immatriculations démesurées. La suite dans la journée, ou dans les jours qui viennent...

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