L’impact de la pollution atmosphérique sur les dépenses publiques de santé n’est pas anodin. Des experts de l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale et du travail (Afsset), dans un récent rapport d’analyse, estiment que « le coût attribuable à l’environnement a été sous-estimé ». Ils se fondent sur les données disponibles pour l’asthme et les cancers.
Les effets des modifications de l’environnement sur la santé ont été évalués en quantifiant le risque attribuable à la pollution. Ce qui « correspond à la proportion de mortalité ou de morbidité qui pourrait être évitée en supprimant l’exposition au(x) facteur(s) de risque considéré(s) ». Considérant que « 10 à 35 % des cas d’asthme [sont] attribuables à l’environnement, il a été estimé que le coût de la pollution atmosphérique extérieure non biologique était compris entre 0,2 et 0,8 milliard d’euros pour l’année 2006 ». La pollution serait responsable de 1 à 5 % des cancers, ce qui correspondrait à des dépenses de 0,1 à 0,5 milliard d’euros.
L’asthme est 4e des maladies qui engendrent les plus fortes dépenses de santé et les cancers 6e. En raison d’approximations dues au manque de temps pour effectuer l’étude et des extrapolations qu’ils ont donc dû effectuer, les experts invitent toutefois à prendre des précautions avec leurs conclusions.
(16/11/2007)