La préparation d’une moto d’endurance a ses spécificités, tout comme la conduite du pilote. Dans les deux cas, il faut durer !
En plus des consignes valables pour la vitesse, nous allons insister sur les points qui évitent la fatigue des pilotes et de la moto (et du portefeuille).
Tout d’abord, la moto doit être fiable et bien réglée pour limiter les arrêts de maintenance.
Elle doit être aussi facile à conduire et donc posséder des caractéristiques de couple, de maniabilité et de poids qui vont faciliter le travail du pilote et sa régularité.
Il faut viser l’économie de temps, pensez à facilitez le travail des mécaniciens lors des arrêts aux stands et les ravitaillements en carburant.
Nous allons trouver plusieurs secteurs d’économies :
Débuter en course : le transport de la moto
Débuter en course : la préparation physique
Débuter en course : améliorer son pilotage
Débuter en course : Gérez le stress !
Débuter en course : Se qualifier aux essais
Débuter en course : Réussir son départ
Débuter en course : les courses d’endurance
Débuter en course : l’endurance, une bonne école
Débuter : endurance et vitesse, quelles différences
Notre rubrique sur l’actualité sportive
Un projet d’endurance se prépare longtemps à l’avance pour que l’ensemble des points importants que nous avons cités soit résolu. Cela prend des heures qu’il faut répartir sur de grandes périodes lorsqu’on est bénévole.
Il est souvent possible de demander à une concession de participer à l’équipe mécanique d’une course d’endurance.
Cela représente, en effet, peu de courses dans l’année et le suivi du projet avant la course dynamise et motive un atelier.
Si les trois premiers points sont aussi liés au pilotage, tous dépendent de la préparation de la machine et de son entretien.
Pour donner une importance à chacun de ces points, observez les feuilles de résultats de deux ou trois courses d’endurance. Regardez le rapport qui existe entre la place obtenue, le meilleur temps en course et la puissance de la moto.
C’est édifiant et pas toujours agréable à entendre lorsqu’on est pilote : c’est aux stands que l’on gagne une course d’endurance. En effet, une minute d’arrêt correspond en moyenne à 2 secondes au tour pour une heure de course.
La fiabilité
Nous retrouvons encore l’argument qui consiste à conserver le plus possible d’éléments d’origine. Ceux-ci sont prévus pour durer des années et vos bricolages, si nobles soient-ils, ne seront pas testés autrement qu’en course avec les risques sous-jacents.
Les principaux éléments en cause dans les petites casses sont les fixations de carénage, d’ensemble compteur, de réservoir et de pot d’échappement (voir chapitre préparation ).
Nous trouvons aussi les adaptations de faisceau électrique et les raccords hydrauliques (huile, essence, eau et frein). Gardez les éléments d’origine ou bien utilisez des kits de bonne qualité testés par des équipes plus expérimentées.
Enfin, il faut que le montage des pièces soit effectué avec soin. Les principaux écueils viennent de pièces hors cote d’usure ou de mauvais montages : pertes de pièces dues à des serrages excessifs (casse), insuffisants ou non assurés (pas de Loctite ou de freinage avec fil de fer), usures prématurées occasionnées par un jeu mal étudié sur les roulements, les entretoises de roue et de bras oscillant.
Un point important est de limiter les vibrations en vérifiant la présence et l’état des silent blocs à tous les endroits où il y en a d’origine.
Le poids
C’est un point que nous avons déjà évoqué dans la préparation des motos de vitesse mais il devient encore plus important du fait de l’usure des pneus et de la fatigue du pilote.
Les réglages
Les réglages qui vont dans le sens d’un meilleur confort du pilote vont également améliorer la durée de vie des pneus.
Il faut oeuvrer pour obtenir un moteur plus souple et des suspensions plutôt onctueuses, pour limiter les vibrations de la partie-cycle et du moteur. Le pilote va aussi tourner plus régulièrement et moins se fatiguer.
Les endurances longues
Plus l’endurance est longue, plus les montages rapides et la facilité d’accès sont importants.
En effet, les risques croissent avec le temps et il devient assez probable qu’une ou plusieurs interventions non prévues seront effectuées sur une course de huit heures. Il faut donc bien étudier la fiabilité de toutes les pièces concernées.
Nous parlerons aussi des augmentations de capacité du réservoir car on peut sur certaines moto doubler la capacité utile. 2 ou 3 arrêts économisés c’est 2 tours de plus sur une course de 6 heures.
On peut le changer pour un adaptable de plus grande contenance ou bien le faire refaire. Confiez ce travail à un spécialiste confirmé.
Ce sont là les plus gros postes de budget de l’endurance.
Michel Robert - 24/09/2007
Il est extrêmement délicat d’enseigner à aller vite à un pilote moto. La quantité d’informations qui arrivent au cerveau et les prises de décision qui s’ensuivent demandent des qualités de type réflexe plutôt que raisonné.
Rappelons que pour participer à une course moto, vous devez être titulaire d’une licence, inscrit à un championnat et à l’épreuve à laquelle vous souhaitez participer (cf. administratif). Ne pas avoir rempli ces formalités en temps et en heure peut compromettre votre participation, surtout en catégorie Promosport.
Un des points les plus impressionnants en course réside dans le premier virage généralement accompagné d’un premier freinage. C’est relativement plus facile si vous êtes devant, mais ce ne sera peut être pas le cas à vos débuts.
Il est statistiquement probable qu’une fois sur 10, il pleuve durant une course de moto. Idem pour les séances d’essais. Tant que vous n’avez pas acquis un certain contrôle du pilotage sur le mouillé, il vaut mieux accumuler de l’expérience plutôt que de se jeter dans une bataille qui a les chances de se terminer par terre.
Les motos de courses (piste ou TT) nécessitent des préparations qui la plupart du temps leurs interdisent de circuler sur la voix publique. Il faut donc transporter la bête.