Un des points les plus impressionnants en course réside dans le premier virage généralement accompagné d’un premier freinage. C’est relativement plus facile si vous êtes devant, mais ce ne sera peut être pas le cas à vos débuts.
Les premiers pilotes peuvent en effet se permettre de freiner à leur guise, c’est à dire plus tard que leur repère habituel de freinage car ils arrivent moins vite sur l’obstacle du fait du départ arrêté.
En revanche plus le nombre de pilotes qualifiés devant vous est élevé, plus ce point de freinage se décale vers l’arrière et plus il faut se frayer un chemin pour ne pas être irrémédiablement lâché dès ce premier passage.
Lorsque l’on démarre au-delà de la troisième ligne, on a le sentiment d’avoir un rideau de pilotes devant soi.
Il faut donc trouver un équilibre entre : ne pas prendre trop de risques, ne pas en faire prendre trop aux autres et être prudent à l’excès.
Si vous partez en dernière ligne, inutile d’imaginer que vous aller faire le freinage à 30 pilotes (ça c’est déjà vu et ça c’est déjà mal terminé).
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En revanche, si vous vous sentez bien sur les freins, un premier freinage est l’occasion de gagner trois ou quatre places sous réserve d’avoir une bonne trajectoire et de ne pas hésiter à plonger à la corde au milieu de deux ou trois autres pilotes. En général, cela se passe bien. A ce stade, tout le monde a une bonne maîtrise de sa machine et il faut faire un minimum confiance aux autres.
Bien commencer
Les premiers virages sont également importants car, pendant que le milieu du peloton se gêne, les premiers prennent le large et seront difficiles à ramarrer. Il n’est pas rare de constater un écart de plus de 15 secondes entre le leader et le vingtième à l’issue du premier passage.
La suite de la course est moins chaotique, les plus rapides prennent plus ou moins leur place, le sens du pilotage redevient primordial. Rappelez-vous qu’en course le tout droit est déconseillé. Concentrez-vous pour les éviter en freinant, au besoin, encore plus fort que d’habitude.
Une difficulté surgit pourtant fréquemment : vous arrivez à dépasser assez facilement les pilotes nettement moins rapides que vous mais qui ont pris un meilleur départ puis vous butez sur un concurrent qui semble pourtant à votre portée. Si vous n’arrivez pas à faire clairement la différence sur les freinages ou si vous avez le sentiment qu’il vous repasse dans les bouts droits, vous estimerez qu’il vous a bouchonné. Il aura d’ailleurs peut-être le même avis à votre encontre. Ceci est fréquent et alimente les palabres de fin de course. Un conseil alors, lorsque vous revenez sur ce pilote, essayez d’oublier l’obstacle, freinez à vos repères de qualification et n’hésitez pas à tenter un passage en courbe ; il est très rare de ne pas pouvoir doubler en course.
Cela demande un surcroît de motivation et de concentration. Lorsque vous dépasserez plus facilement, vous aurez franchi un pallier dans la compétition. Il ne vous reste plus ensuite qu’à regagner l’arrivée en cherchant en permanence à améliorer votre position. Si vous vous retrouvez seul, profitez en au moins pour améliorer vos chronos.
Autopsie
A l’issue de la course, les trois motos des trois premiers ainsi qu’éventuellement une ou deux autres machines sont mises en parc fermé à fin de vérification technique.
Le podium a lieu pendant ce démontage, il ne vous reste qu’à saluer et sabler le champagne...ou plus fréquemment à aller boire un bon coup, commenter à chaud ces minutes extraordinaires et aller voir les dernières courses de la journée.
- 28/02/2008
Il est extrêmement délicat d’enseigner à aller vite à un pilote moto. La quantité d’informations qui arrivent au cerveau et les prises de décision qui s’ensuivent demandent des qualités de type réflexe plutôt que raisonné.
Rappelons que pour participer à une course moto, vous devez être titulaire d’une licence, inscrit à un championnat et à l’épreuve à laquelle vous souhaitez participer (cf. administratif). Ne pas avoir rempli ces formalités en temps et en heure peut compromettre votre participation, surtout en catégorie Promosport.
Il est statistiquement probable qu’une fois sur 10, il pleuve durant une course de moto. Idem pour les séances d’essais. Tant que vous n’avez pas acquis un certain contrôle du pilotage sur le mouillé, il vaut mieux accumuler de l’expérience plutôt que de se jeter dans une bataille qui a les chances de se terminer par terre.
Les motos de courses (piste ou TT) nécessitent des préparations qui la plupart du temps leurs interdisent de circuler sur la voix publique. Il faut donc transporter la bête.
La course de vitesse de moto sur piste n’est pas aussi exigeante que le motocross, loin s’en faut ! Les motos très puissantes ou de Grand Prix sont pourtant délicates à emmener aux limites et demandent une grande énergie et de l’endurance. Pour les catégories qui intéressent les pilotes amateurs, il faut être simplement en bonne condition.