En images

Occupez-vous donc, les deux premières séances, uniquement de votre pilotage.
Au bout de deux tours tranquilles qui vous permettront de chauffer les pneus, faites un arrêt systématique pour regarder si la moto n’a pas de problème. Le transport, le temps d’immobilisation ou des interventions ont pu entraîner des mauvais serrages ou des fuites. Un regard extérieur est évidemment encore meilleur.

Faites vous chronométrer systématiquement. Vous aurez des références pour analyser vos essais. Si vous ne disposez pas de collaborateur, il existe des montages simples au guidon pour se chronométrer soi-même.

N’entamez les réglages que lorsque vous maîtrisez suffisamment le circuit. Vous allez commencer par noter les variantes de ce que vous changez, de manière à revenir facilement en arrière si nécessaire. Comme nous vous l’avons déjà dit, n’essayez qu’une ou deux choses à la fois.

Transmission :
La démultiplication est, en général, le dernier réglage à effectuer. En effet, tout au long de vos essais, il est souhaitable de penser que vous allez progresser. Vous allez sortir plus vite des virages et vos changements de vitesse se produiront plus tôt. Suivant les circuits, la meilleure solution est soit d’orienter le choix vers une bonne démultiplication en sortie de certains virages, soit d’exploiter la vitesse de pointe car la ligne droite est longue.

La plupart du temps, c’est la première hypothèse qui prévaut. Une boîte de vitesse de route, ce qui est le cas le plus fréquent, est étagée avec une première très courte, des rapports intermédiaires serrés (entre eux), puis l’avant dernière et la dernière vitesse assez écartées. Il faut donc prendre en compte les virages qui commandent les lignes droites les plus longues et privilégier ceux-ci pour être au bon régime en phase d’accélération. Quelques km/h gagnés en début sont rentabilisés pendant la ligne droite. La vitesse de pointe, elle, n’est rentable que sur une petite partie.

Economie d’effort
L’autre point à considérer est le changement de vitesse entre deux virages serrés. Une économie de changement évite de déstabiliser la moto. Vous pourrez être amenés à allonger votre démultiplication pour cela.

Enfin, une fois que vous êtes satisfait et que vous avez descendu vos chronos, essayez d’allonger d’une dent en gardant les mêmes repères. Vous allez profiter de la motivation d’une qualification pour passer un peu plus vite en virage et rattraper les quelques tours que votre moteur va perdre. Si vous faites l’inverse, vous allez avoir l’impression de passer plus vite alors que c’est uniquement le moteur qui a pris du régime, en fait, vous êtes plus lent.

Evitez de faire des modifications (autres que celles mentionnées) en dernière minute avant une course. Vous allez devoir vous concentrer sur un bon départ et sur les dépassements, et non plus sur les réglages.

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