Dialogue de sourds

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la délégation des motards reçue mercredi 29 septembre, a remis une pétition de plus de 27.000 signatures contre l’allumage des jeux de jour

Le ministre des Transports, Gilles de Robien, a rencontré la FFMC ce mercredi 29 septembre 2004. Il a affirmé qu’il ne retirerait pas la mesure sur l’allumage obligatoire des phares de voiture le jour, malgré la mobilisation massive des motards qui sont contre, de peur de ne plus être vus dans la circulation. La période de test débutera comme prévu le 30 octobre, pour s’achever en mars 2005. « A l’issue, nous évaluerons la pertinence de ce dispositif en fonction des accidents survenus durant cette période », a souligné Rémy Heitz, délégué à la Sécurité Routière, présent à cette réunion.

« Nous demandons tout simplement le retrait de la mesure », annonçait Eric Thiollier, délégué général de la FFMC, avant l’entretien. Car, dans la circulation les motards ne se distingueront plus des autres si tout le monde allume ses phares.

Les quatre représentants de l’association d’usagers motards n’étaient pas venus seuls puisqu’ils apportaient 27 600 signatures de motards et automobilistes demandant eux aussi le retrait des ’feux auto de jour’.
De Robien ne les a pas écoutés, et le gouvernement fait preuve d’une affligeante discrimination envers les usagers de la route parmi les plus vulnérables. « Le ministre a clairement invité les motards à rejoindre le camp de la route apaisée », se réjouissait Rémy Heitz après l’entretien.

(Re) Mobilisation le 30 octobre

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Au sortir de cette réunion de deux heures, Nadia Lévêque, membre du bureau national, appelait les motards à renforcer leur mobilisation le 30 octobre prochain

Les a priori sur la conduite à une vitesse excessive des motos ont décidément la vie dure ! Et feront certainement un très bon motif pour expliquer, à la fin de la période de test, une éventuelle augmentation des accidents impliquant un motard : « ils n’ont qu’à rouler moins vite », s’entend-on déjà dire !
Face au refus de dialogue du gouvernement, la FFMC entend poursuivre son action, et appelle tous les militants souhaitant aider à sauver des vies à se mobiliser durant le week-end du 30 octobre 2004. « Automobilistes et motards, nous nous battrons jusqu’en mars prochain pour faire avorter cette mesure dangereuse », concluait Henri De Vogüe, membre du Bureau National de la FFMC.

Nicolas Grumel

Voir aussi :ffmc

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