Conseil mécanique : reconnaissez un roulement... par Moto-Magazine

Colonne de direction

Roue toujours en l’air, secouer vigoureusement à deux mains les bas de fourche d’avant en arrière, pendant qu’un aide glisse un doigt inquisiteur à la fois sur le té supérieur et le cadre (étapes 2 et 3). Le moindre jeu est ici facilement ressenti. Le rectifier éventuellement selon les indications du manuel d’atelier (étape 4).

Contrôler ensuite l’état des roulements, en faisant osciller lentement la direction de butée à butée. Il ne doit se produire aucune résistance, particulièrement en position « ligne droite », qui trahirait l’usure des roulements. À remplacer alors sans attendre. En revanche, s’il n’y a ni jeu ni points durs, tout est OK.

Roue arrière

Faute de béquille centrale pour décoller le pneu du sol, placer comme plus haut une cale sous la latérale. Positionner le cric vers l’arrière du moteur ou sous la platine de repose-pied droit, en un point qui assure la stabilité de la moto.

Secouer le pneu tout en tenant le bras oscillant de l’autre main, avec un doigt posé sur le pneu. Des roulements abîmés seront trahis par un mouvement à ce niveau, ou par des bruits ou vibrations à la rotation, à ne pas confondre avec l’engrènement d’une transmission usée.

Le porte-couronne possède son propre roulement interne, qui se teste lui aussi en faisant osciller la pièce sur son axe (étape 6). Le mouvement tolérable est de 2 mm maxi au bord de la couronne. Au-delà, ou si le joint baille à la jonction avec l’axe de roue, prévoir un roulement neuf rapidement.

Cette usure est normalement détectée préventivement. En effet, les roulements de roue et de porte-couronne s’inspectent à chaque démontage fait par le propriétaire ou le mécano lors du remplacement des pneus ou du kit chaîne.

Bras oscillant

L’inspection de son axe est plus facile roue arrière déposée. Sinon, la méthode est la même mais l’estimation est moins fine. Secouer l’extrémité du bras de droite à gauche, en observant attentivement la jonction du bras au cadre, surtout du côté chaîne, qui subit plus d’efforts. Le jeu doit être quasi nul.

Parfois, le bras ne fait que coulisser un peu le long de l’axe, sans « flotter » autour de celui-ci. Ceci se règle sur certaines motos, au moyen des douilles filetées par lesquelles l’axe est monté dans le cadre. Consulter la revue technique.

Si l’amortisseur est facilement démontable, le retirer. Le bras peut alors osciller librement, et il est bien plus facile de vérifier s’il oscille sans grippage et sans jeu.

Biellettes de suspension

Si la fixation inférieure d’amortisseur est dévissée, l’état des diverses articulations se contrôle en les faisant jouer sans ménagement dans tous les sens. Ça ne doit pas être dur, ni tourner par à-coup, et les jeux doivent être très faibles.

À ce stade, il ne reste plus grand-chose à démonter pour pouvoir les graisser. C’est le moment ! Assurer soigneusement la stabilité de la moto avant de se glisser dessous pour forcer sur leurs écrous très serrés… Si la suspension est montée, difficile de détecter un grippage, mais on peut toujours vérifier un jeu excessif.

Secouer de bas en haut l’extrémité du bras oscillant. Un complice observe les diverses liaisons (axes du basculeur, des biellettes, du bras) à la recherche de jeu. D’ailleurs, si jeu il y a, on doit déjà le sentir en bougeant le bras oscillant. Reste à pointer les pièces à changer, qui coûtent assez cher.
- Compter souvent 100 euros ou plus pour un seul axe, ses roulements ou bagues et joints. Les remplacements des roulements, sont décrits dans Moto Magazine n° 197…

En savoir plus sur l’entretien de sa moto :}
- Le Hors série Mécanique et entretien de Moto magazine

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