La grève des taxis a marqué les esprits, le 10 janvier dernier. Ces automobilistes professionnels avaient dans le collimateur un futur règlement sur le transport des malades, mais aussi les transporteurs de personnes à moto qui, d’après leurs représentants syndicaux, constitueraient une concurrence déloyale. Un collectif de moto-taxis a répondu par un courrier, le 25 janvier, aux principales organisations automobiles.

Tentative de dialogue.
Le courrier de ce collectif, composé d’une dizaine de centrales de réservation à Paris ainsi qu’une dizaine en Province, a été envoyé aux syndicats FNAT, UNT, FNTI, FFTP, FNDT, à la GESCOP ainsi qu’au service des taxis de la Préfecture de Police de Paris, quelques jours avant la réunion prévue entre les représentants de la profession et le ministère, le 29 janvier.

Argument peu fondé.
« Les artisans moto-taxis à Paris et en Province font l’objet de menaces voire d’agressions physiques », déplore Cyril Masson, pdg de City Bird. « Nous sommes souvent l’objet d’un amalgame rapide avec quelques pratiques déviantes d’une minorité d’acteurs. Et l’argument de la concurrence déloyale est peu fondé. »

Respect mutuel.

« Ce courrier est une réponse pour dire, d’une part, que la profession n’entend pas se laisser faire et, d’autre part, qu’elle entend continuer à rendre un service attendu par une frange de clientèle, très loin de faire de l’ombre aux taxis, conclut le chef d’entreprise. Nous poursuivrons notre activité sans se laisser intimider et tout en souhaitant un respect mutuel des professions. »

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