Londres (Angleterre) vient d’autoriser la circulation des deux-roues motorisés dans les couloirs de bus d’une partie de ses rues. Après expérimentation, la ville y voit notamment le moyen de réduire l’engorgement de ses rues et de réduire les émissions de CO2. L’autorisation entrera en vigueur le 23 janvier 2012.

« Après l’achèvement de deux tests, il a été décidé de donner aux motos un accès permanent aux voies de bus sur la majorité des "routes rouges"* de la capitale, à partir du 23 janvier 2012 », indique le site officiel Transport for London. L’organisme indique que la réglementation sera adaptée à la nouvelle pratique. Deux bénéfices essentiels sont mis en avant : la réduction des temps de trajet pour les motards ainsi qu’une diminution des émissions de CO2.

Point important, tendant à rassurer les septiques : « La sécurité des motards et des autres usagers vulnérables des routes n’est pas affecté », indique Transport for London. Voilà qui confirmerait un des constats de la première expérimentation, sur trois ans, entre Brixton Road et Finchley Road : achevée fin 2008, il en était ressorti que les collisions impliquant un deux-roues avaient chuté de 42 %.

Paris, qui a déjà pris exemple sur la capitale britannique et ses bonnes idées pour la sécurité, suivra-t-elle celui-ci ? Pas encore gagné. En tout cas, Londres semble confirmer ce qu’affirme la FFMC depuis des années en termes de circulation : « la moto n’est pas un problème mais une solution » !

(*) Les « routes rouges », signalées par deux bandes de cette couleur le long de celles-ci, correspondant à de grandes artères de Londres, qui représentent 5 % des voies ouvertes à la circulation, mais concentrent 30 % du trafic.

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